Emmanuel Macron défend le nucléaire civil lors d’un sommet à Paris
Emmanuel Macron a ouvert, le 10 mars 2026, à Paris, un sommet centré sur la promotion de l’énergie nucléaire civile, soulignant son importance dans un contexte géopolitique troublé par la guerre au Moyen-Orient, qui a entraîné une hausse des prix du pétrole et du gaz, rapporte TopTribune. Le président français a appelé à des investissements publics et privés pour garantir l’indépendance énergétique et la souveraineté face à des hydrocarbures souvent utilisés comme instruments de déstabilisation.
Lors de son allocution, Macron a affirmé que « le nucléaire est clé pour réconcilier à la fois l’indépendance et donc la souveraineté énergétique, la décarbonation et donc la neutralité carbone à horizon 2050, et la compétitivité et donc la création d’emplois de nos économies. » Il a mis en lumière les lessons tirées de la guerre en Ukraine, qui a remis en question la dépendance des pays aux importations d’énergie fossile.
Ce sommet, qui s’inscrit dans la continuité de celui de Bruxelles en 2024, regroupe environ quarante représentants d’États. Macron a exhorté chaque acteur, qu’il soit public ou privé, à s’engager en faveur de l’énergie nucléaire, qu’il qualifie de « véritable secteur d’avenir » nécessitant des capitaux conséquents. « Les banques et fonds d’investissement doivent faire un effort (…) pour les projets les plus risqués », a-t-il ajouté.
Cependant, la rencontre a été émaillée d’incidents, deux militants de Greenpeace ayant tenté de faire interrompre l’événement en déployant une banderole accusant le nucléaire de soutenir la guerre de la Russie. En parallèle, la question de la flambée des prix du carburant a suscité des discussions. Les ministres de l’Énergie du G7 se sont également réunis pour aborder cette problématique. Roland Lescure a exprimé son inquiétude face à des prix dépassant les 2 euros par litre, qualifiant la situation de malheureuse mais « normale », tout en incitant les citoyens à faire jouer la concurrence.