Emmanuel Macron a condamné dimanche les violences survenues lors des manifestations du 17 octobre en France, tout en distinguant les casseurs des manifestants aux « revendications légitimes ». Il a promis « transparence » sur la stratégie des forces de l’ordre et a assuré que l’exécutif serait « intraitable » face aux fauteurs de troubles, rapporte TopTribune.
« Nous ressentons tous ce soir de la colère, de la honte », a déclaré Emmanuel Macron, appelant à ne pas « confondre » les manifestants aux « revendications légitimes » avec « ceux qui ont détruit, cassé, pillé ». Le président a déploré que « voir les rues de nos villes ainsi saccagées est insupportable », assurant son soutien aux commerçants et artisans touchés par les pillages.
Il a mentionné que « plusieurs centaines de milliers » de manifestants avaient des « revendications légitimes », soulignant la nécessité de ne pas les confondre avec les casseurs. Macron a promis « la transparence » concernant la stratégie de maintien de l’ordre employée durant ces événements, alors que le gouvernement fait face à des critiques croissantes suite aux saccages.
« Toute transparence sera faite » sur la stratégie des forces de l’ordre
Le président a demandé au gouvernement, et en particulier au ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, de « tirer toutes les leçons » concernant la journée de samedi « en matière de renseignement et d’anticipation ». « J’attends des réponses claires et toute la transparence sera faite », a-t-il affirmé.
« Intraitable » face aux casseurs
Macron a insisté sur le fait que l’exécutif sera « intraitable » face aux casseurs. Les préfets « prendront les décisions » nécessaires pour protéger les villes, pouvant aller jusqu’à interdire certains rassemblements si cela s’avérait nécessaire. « Ceux qui ont détruit doivent payer, ceux qui ont pillé doivent rembourser (…) Nous serons intraitables », a-t-il martelé.
Les revendications jugées « légitimes »
Les débordements de samedi ne doivent pas occulter le message des 550 à 800 manifestants. Le président appelle à ne pas les confondre avec les fauteurs de troubles, soulignant qu’il faut « regarder lucidement ce qui s’exprime dans le pays ». Il a remarqué que 100 000 contributions avaient été recueillies sur la plate-forme mise en place pour collecter les doléances des lycéens.
Macron a déclaré : « Nous ne pouvons demander à notre jeunesse de croire en l’avenir sans lui donner la possibilité de construire les réponses. » À cette fin, le Premier ministre Sébastien Lecornu rassemblera les syndicats, organisations étudiantes, collectivités et parlementaires pour « construire » des solutions aux revendications sociales.
Une mention à l’élection présidentielle
Le président a exprimé son alarmement face aux violences à six mois de l’élection présidentielle, affirmant que le pays « mérite une belle élection présidentielle dans six mois ». Il a conclu en soulignant la nécessité d’ « unité, de calme et de respect ».
