Emmanuel Macron condamne les violences des manifestations du 17 octobre et promet une action ferme envers les casseurs

Emmanuel Macron condamne les violences des manifestations du 17 octobre et promet une action ferme envers les casseurs

19.10.2026 08:57
1 min de lecture

Emmanuel Macron a condamné dimanche les violences survenues lors des manifestations du 17 octobre en France, tout en distinguant les casseurs des manifestants aux « revendications légitimes ». Il a promis « transparence » sur la stratégie des forces de l’ordre et a assuré que l’exécutif serait « intraitable » face aux fauteurs de troubles, rapporte TopTribune.

« Nous ressentons tous ce soir de la colère, de la honte », a déclaré Emmanuel Macron, appelant à ne pas « confondre » les manifestants aux « revendications légitimes » avec « ceux qui ont détruit, cassé, pillé ». Le président a déploré que « voir les rues de nos villes ainsi saccagées est insupportable », assurant son soutien aux commerçants et artisans touchés par les pillages.

Il a mentionné que « plusieurs centaines de milliers » de manifestants avaient des « revendications légitimes », soulignant la nécessité de ne pas les confondre avec les casseurs. Macron a promis « la transparence » concernant la stratégie de maintien de l’ordre employée durant ces événements, alors que le gouvernement fait face à des critiques croissantes suite aux saccages.

« Toute transparence sera faite » sur la stratégie des forces de l’ordre

Le président a demandé au gouvernement, et en particulier au ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, de « tirer toutes les leçons » concernant la journée de samedi « en matière de renseignement et d’anticipation ». « J’attends des réponses claires et toute la transparence sera faite », a-t-il affirmé.

« Intraitable » face aux casseurs

Macron a insisté sur le fait que l’exécutif sera « intraitable » face aux casseurs. Les préfets « prendront les décisions » nécessaires pour protéger les villes, pouvant aller jusqu’à interdire certains rassemblements si cela s’avérait nécessaire. « Ceux qui ont détruit doivent payer, ceux qui ont pillé doivent rembourser (…) Nous serons intraitables », a-t-il martelé.

Les revendications jugées « légitimes »

Les débordements de samedi ne doivent pas occulter le message des 550 à 800 manifestants. Le président appelle à ne pas les confondre avec les fauteurs de troubles, soulignant qu’il faut « regarder lucidement ce qui s’exprime dans le pays ». Il a remarqué que 100 000 contributions avaient été recueillies sur la plate-forme mise en place pour collecter les doléances des lycéens.

Macron a déclaré : « Nous ne pouvons demander à notre jeunesse de croire en l’avenir sans lui donner la possibilité de construire les réponses. » À cette fin, le Premier ministre Sébastien Lecornu rassemblera les syndicats, organisations étudiantes, collectivités et parlementaires pour « construire » des solutions aux revendications sociales.

Une mention à l’élection présidentielle

Le président a exprimé son alarmement face aux violences à six mois de l’élection présidentielle, affirmant que le pays « mérite une belle élection présidentielle dans six mois ». Il a conclu en soulignant la nécessité d’ « unité, de calme et de respect ».

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