Emmanuel Grégoire dénonce la fusion des listes à Paris comme une trahison
La fusion annoncée entre les listes de Pierre-Yves Bournazel, candidat Renaissance à la mairie de Paris, et de Rachida Dati, soutenue par le parti Les Républicains, suscite une vive polémique. Emmanuel Grégoire, député socialiste de Paris et candidat à la mairie, a qualifié cette alliance de « trahison immense pour tous les électeurs », ce mardi 17 mars, rapporte TopTribune.
Dans une intervention sur France Inter, Grégoire a critiqué la décision des deux principales figures de la liste de Bournazel, Pére-Yves Bournazel lui-même et Clément Beaune, de se retirer de la candidature, affirmant qu’ils avaient été contraints de fusionner avec Dati. « C’est une immense trahison pour tous les électeurs qui se sont reconnus dans la candidature de Pierre-Yves Bournazel », a-t-il ajouté, précisant que ces derniers avaient voté pour éviter de soutenir Dati.
Il a également réaffirmé son choix de ne pas s’allier avec Sophia Chikirou, une autre candidate, qu’il considère comme hostile à son camp. Grégoire a insisté sur l’importance de la cohérence en politique : « La cohérence, c’est de dire ce qu’on fait et de faire ce qu’on dit », a-t-il déclaré.
Reconnaissant la confusion parmi les électeurs de gauche, Emmanuel Grégoire a appelé ceux qui ne veulent pas de Rachida Dati à voter pour sa liste. Il a également admis que l’accord prévu entre les socialistes et les écologistes, visant à présenter une unique liste de gauche au second tour, est son « seul regret », mais reste respectueux du choix des électeurs.
Cette polémique sur la fusion des listes à Paris illustre les tensions croissantes au sein de la gauche et entre les différents partis politiques, alors que les élections municipales approchent.