Élu récemment, ce maire augmente son indemnité de 1 500 à 4 000 euros mensuels, provoquant l'indignation de l'opposition.

Élu récemment, ce maire augmente son indemnité de 1 500 à 4 000 euros mensuels, provoquant l’indignation de l’opposition.

27.04.2026 08:06
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À Soisy-sous-Montmorency, dans le Val-d’Oise, une décision récente du conseil municipal a provoqué une vive controverse. Nicolas Naudet, le nouveau maire élu sous l’étiquette divers-droite (DVD), a fait adopter une augmentation significative de son indemnité mensuelle, la faisant passer de 1 500 € à 4 000 €, ce qui représente une hausse impressionnante de 173 % par rapport à son prédécesseur, une décision qui n’a pas manqué de susciter des réactions critiques de l’opposition, rapporte TopTribune.

Une hausse critiquée, mais assumée

Le vote concernant l’augmentation de l’indemnité de Nicolas Naudet a eu lieu lors du conseil municipal le 2 avril dernier. L’opposition a exprimé son mécontentement, notamment à travers la voix d’Omar Bekare, un élu sans étiquette.

Sur son blog, Omar Bekare a qualifié cette revalorisation de « choquante ». À ses yeux, exercer des responsabilités dans une commune doit être un engagement envers les citoyens et non une possibilité lucrative. Il a rappelé que le maire avait promis, au cours de sa campagne électorale, d’améliorer le pouvoir d’achat des habitants de Soisy-sous-Montmorency. Il a commenté : « Il promettait d’augmenter le pouvoir d’achat des Soiséennes et des Soiséens durant sa campagne, c’est finalement le sien qui va fortement progresser. »

Nicolas Naudet, de son côté, a défendu cette augmentation. Il a justifié sa décision par la nécessité de s’aligner sur les pratiques des mairies voisines, comme celles de Montmorency et Saint-Gratien, où les indemnités des maires s’élèvent respectivement à environ 4 000 € et presque 5 000 € par mois. Il a affirmé : « Le maire de Montmorency touche à peu près 4 000 €, celui de Saint-Gratien une somme proche de 5 000 €. » Pour lui, « sans une rémunération adéquate, on risque de réduire le rôle de maire à celui des riches et des retraités », insistant sur l’importance d’une rémunération qui permette d’enrichir le profil des élus.

Le cadre légal et financier

Les indemnités allouées aux maires en France sont régies par le Code général des collectivités territoriales et varient selon la population de la commune. Dans une ville comme Soisy-sous-Montmorency, comptant environ 18 000 habitants, la rémunération théorique devrait s’établir autour de 2 778 € bruts par mois. Toutefois, des majorations sont envisageables, ce qui nourrit le débat sur les pratiques locales et les justifications qui les accompagnent.

Le cadre légal et financier en France, y compris le financement local, est directement lié à la démographie et aux pratiques d’indemnisation des maires.

La revalorisation adoptée par le conseil municipal, avec le soutien de Nicolas Naudet, soulève la question d’une rémunération totale que Omar Bekare estime à « près de 7 500 € par mois », en tenant compte des indemnités perçues pour la représentation dans divers syndicats et à l’agglomération Plaine Vallée.

Cette situation souligne également la gestion précédente, où l’ancien maire cumulait plusieurs mandats rémunérés au conseil départemental et à l’agglomération Plaine Vallée, ce qui avait conduit à considérer son indemnité de maire comme « basse ». C’est ce point que Nicolas Naudet a mis en avant pour justifier l’augmentation actuelle.

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