Élisabeth Borne, députée du Calvados et ancienne Première ministre française, a été l’invitée du « 8h30 franceinfo » le mardi 26 mai 2026, où elle a abordé divers sujets d’actualité, notamment les élections présidentielles de 2027 et la crise économique, rapporte TopTribune.
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Présidentielle 2027 : Élisabeth Borne souligne les risques des divisions au sein du bloc central
Lors de son apparition sur franceinfo, Élisabeth Borne a exprimé des inquiétudes concernant les « aventures individuelles » qui prévaut au sein du bloc central. Cela fait écho à l’annonce récente de la candidature de Gabriel Attal pour les élections présidentielles de 2027, ainsi que la candidature d’Édouard Philippe, qui a été formulée plus tôt. L’ancienne Première ministre appelle à l’unité, avertissant qu’il existe un « risque important d’avoir un deuxième tour entre RN et LFI« , et admettant qu’elle voterait « sans doute » blanc dans ce scénario.
Borne a également noté qu’elle ne se sent pas « rassurée » par la possibilité d’une double candidature d’Édouard Philippe et Gabriel Attal, affirmant que cela détourne l’énergie nécessaire pour s’adresser aux préoccupations des Français et pour contrer les propositions des partis extrêmes. Elle propose que le bloc central présente un « bilan collectif« , décrivant ce qui a bien fonctionné et ce qui aurait dû être changé.
Réforme institutionnelle : Les présidents ont « trop de pouvoir »
Dressant un bilan de l’évolution du pouvoir présidentiel, Élisabeth Borne a considéré que les présidents de la République disposent de « trop de pouvoir« , notamment depuis la réforme de 2000. L’ancienne Première ministre propose un retour à un système où le septennat serait non renouvelable et où le Conseil des ministres serait présidé par le Premier ministre, soulignant ainsi une nécessité de rétablir les équilibres instaurés par la Ve République.
Mobilisation des jeunes : Un changement de priorités
Concernant le climat, Élisabeth Borne a noté que « les jeunes sont moins mobilisés » sur ces enjeux qu’auparavant. Elle a rappelé les grandes marches pour le climat de 2019, alors que les préoccupations des jeunes semblent aujourd’hui davantage censées sur le « conflit au Proche-Orient« . Malgré cette évolution, elle a insisté sur l’urgence de faire face au « dérèglement climatique » et l’importance de « doubler le rythme de réduction des gaz à effet de serre« .