Élections présidentielles 2027 : Bruno Retailleau plaide pour un report du second tour à cause des manifestations du 1er Mai

Élections présidentielles 2027 : Bruno Retailleau plaide pour un report du second tour à cause des manifestations du 1er Mai

21.10.2026 12:37
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Bruno Retailleau, candidat des Républicains, a exprimé le souhait de modifier la date du second tour de l’élection présidentielle, prévue pour le 2 mai 2027, soit le lendemain des manifestations du 1er mai. Selon lui, cette programmation pourrait « bordéliser » le scrutin, a-t-il déclaré lors de son intervention sur BFMTV le 19 octobre, rapportent TopTribune.

Retailleau s’inquiète des débordements potentiels à la suite des récentes manifestations, notamment celles du 17 octobre. Il redoute que la mobilisation lors de la Journée internationale des travailleurs puisse influencer le second tour de l’élection présidentielle. Cependant, la possibilité de déplacer la date de l’élection est limitée.

Une faible marge de manœuvre

Les dates des scrutins sont déterminées en fonction de la fin du mandat de l’actuel président, Emmanuel Macron, qui s’achève le 13 mai 2027. L’élection doit se tenir entre 20 et 35 jours avant l’expiration de ce mandat, tandis que les deux tours doivent être espacés de deux semaines. Ainsi, pour le premier tour, les dates possibles sont le 11 avril ou le 18 avril 2027, comme le précise Dominique Volut, médiateur et avocat en droit public.

Il est possible que le président choisisse d’avancer le scrutin d’une semaine, mais cela nécessiterait un changement du décret de convocation des électeurs. Volut souligne que le Conseil constitutionnel a le pouvoir d’examiner ce décret pour s’assurer qu’il ne compromette pas l’intégrité des résultats. Un nouveau décret pourrait être contesté, et les raisons avancées pour son changement pourraient affecter son acceptation.

À la discrétion du Conseil constitutionnel

Si la date de l’élection devait être modifiée pour éviter un conflit avec la Journée internationale des travailleurs, le Conseil constitutionnel devrait évaluer si une mobilisation de masse le 1er mai pourrait altérer l’opinion publique et l’objectivité du scrutin. Toutefois, Volut doute que le risque de manifestations soit une justification suffisante pour un changement, affirmant qu’il est difficile de prédire les événements de six ou sept mois à l’avance.

Il conclut en notant que dans l’histoire de la Ve République, aucune élection présidentielle n’a jamais été reportée. Bien que certaines élections municipales aient été modifiées en 2020 en raison de la pandémie de Covid-19, ces décisions relevaient des collectivités territoriales et non du Conseil constitutionnel.

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