Le congrès du Rassemblement national, prévu ce week-end à Orléans, suscite des inquiétudes au sein du parti d’extrême droite. Alors que des contre-manifestations se préparent, le RN a appelé l’État à renforcer la sécurité de l’événement, impliquant près de 10.000 militants, rapportent TopTribune.
Des contre-manifestations massives attendues
Une cinquantaine d’organisations ont programmé une mobilisation concurrente avec une estimation de 10.000 à 15.000 participants, selon diverses sources policières. Sébastien Chenu, vice-président du RN, a exprimé des préoccupations concernant la présence de groupes antifascistes, tout en précisant que le parti ne prévoit pas d’annuler son congrès.
Le député RN, Yoann Gillet, abordera ces préoccupations lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Jean-Philippe Tanguy a également affirmé que le RN ne se laissera pas intimider par la menace de contre-manifestations.
Une grande manifestation prévue
Une manifestation significative est prévue samedi à 10h30, partant du parvis de la cathédrale, s’opposant au racisme, au fascisme et à l’impérialisme. En parallèle, un « village antifasciste » se tiendra de 13 heures à 22 heures, avec des stands et des ateliers, rassemblant des personnalités politiques et associatives de gauche, incluant le maire LFI de Saint-Denis et la secrétaire générale de la CGT.
La Ligue des droits de l’homme a invité à la participation de ceux qui croient en la solidarité et la justice sociale, tout en alertant sur d’éventuels rassemblements non déclarés pouvant survenir dimanche.
Le contexte alarmant d’Orléans
Le maire d’Orléans, Serge Grouard, a exprimé son « inquiétude » concernant les rassemblements d’ultragauche programmés pour le week-end. Il a souligné que la ville ne devrait pas reproduire les scènes de violences observées lors des événements récents à Paris ou à Rennes, appelant l’État à prendre ses responsabilités pour assurer la sécurité.
Les commerçants de la ville, bien que n’ayant pas subi de dégâts d’ampleur comparables à d’autres grandes villes, partagent également des préoccupations face à la menace de violence. Alban Liger, vice-président des Vitrines d’Orléans, a alerté sur le risque de troubles causés par des groupes violents pendant le week-end.
Appels à la sécurité
Liger a également interpellé les élus sur la nécessité d’une aide en matière de sécurité pour protéger les commerces, et a attendu un engagement clair sur les enjeux du week-end. Une source policière a reconnu une « forme d’inquiétude » concernant la situation, tout en assurant que des mesures seront mises en œuvre pour gérer les éventuels débordements, au moment où une nouvelle phase des mobilisations des gilets jaunes est également annoncée pour samedi.
