Edwige Diaz, députée RN, critique le refus des syndicats de dialoguer avec son parti

Edwige Diaz, députée RN, critique le refus des syndicats de dialoguer avec son parti

02.05.2026 11:17
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Les relations entre le RN et les syndicats soulevées par Edwige Diaz

Dans une interview diffusée le 2 mai, Edwige Diaz, députée du Rassemblement national (RN) de Gironde, a abordé la question des liens entre son parti et les syndicats, à un moment où de nombreux travailleurs remettent en question la proximité des élus avec le patronat, rapporte TopTribune.

À l’occasion de la fête du Travail, le RN a rassemblé ses partisans à Mâcon, revendiquant cette célébration comme une mise en avant des travailleurs et de la nation. Edwige Diaz a affirmé que le RN n’usurpe rien, soulignant une tradition de célébration de ceux qui travaillent.« Nous demandons aux patriotes de France de se mobiliser, car 75 % des Français jugent Emmanuel Macron comme un mauvais président », a-t-elle indiqué.

Concernant la ligne économique du RN, Diaz a défendu un programme clair axé sur la liberté d’entreprendre et le soutien aux chefs d’entreprise, critiquant le bilan économique de Macron : « 90 % des Français estiment que son bilan est un échec. » Elle a également mis en garde contre l’éventuelle montée du front populaire avec Jean-Luc Mélenchon, qualifiant une telle issue de désastre pour les entrepreneurs.

Interrogée sur les salaires, Diaz a exprimé un souhait de collaboration entre les employés et les chefs d’entreprise. « Nous proposons un deal qui permettrait d’augmenter les salaires de 10 % en échange d’une exonération des cotisations patronales. Il ne peut pas y avoir d’entreprises prospères sans salariés motivés », a-t-elle précisé.

La députée a également mentionné les interactions récentes de Jordan Bardella avec le Medef et des rencontres avec des dirigeants du CAC 40, mais a nuancé en disant qu’il ne s’agit pas d’un objectif d’alignement avec le patronat. « Quand on est le premier parti de France par le nombre d’adhérents et de députés, il est normal que les chefs d’entreprise souhaitent nous rencontrer », a-t-elle déclaré.

Répondant aux critiques de l’opposition syndicale lors des manifestations du 1er mai, Diaz a réaffirmé son respect des institutions tout en soulignant l’hypocrisie des syndicats qui, selon elle, ont soutenu Macron. « J’espère qu’ils reviendront à la raison vis-à-vis de la démocratie si nous remportons l’élection présidentielle », a-t-elle conclu, tout en insistant sur son engagement à soutenir les employés dans son département.

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