Publié ce mardi, un baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale révèle un resserrement significatif des intentions de vote pour la présidence de 2027, compliquant la course d’Édouard Philippe. Avec 32 %, le candidat du Rassemblement national domine toujours, mais Édouard Philippe (17 %) est désormais menacé de près par Jean-Luc Mélenchon (16 %), rapporte TopTribune.
Cette évolution est d’autant plus marquante qu’elle survient quelques jours après l’annonce d’une enquête visant le président du parti Horizons pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d’intérêt et concussion au Havre, ville dont il est maire. Par conséquent, Édouard Philippe a perdu 4 points comparé au baromètre publié en mars.
Philippe face à une enquête
Pour sa part, Jean-Luc Mélenchon, désormais officiellement candidat pour La France insoumise, a enregistré un gain de 4 points, lui permettant de rivaliser étroitement avec Philippe pour la deuxième place menant au second tour de l’élection.
Glucksmann et le classement
Raphaël Glucksmann (Place publique) est crédité de 11 % des intentions de vote, devançant Bruno Retailleau (Les Républicains), qui recueille 9 %. Éric Zemmour (Reconquête) et Marine Tondelier (Les Écologistes) suivent, avec respectivement 6 et 4 %.
Il est à noter que le baromètre n’a pas testé d’autres configurations au premier tour, y compris l’éventualité d’une candidature de Marine Le Pen, actuellement sous l’examen de la justice. Gabriel Attal (Renaissance), devenu officiellement candidat vendredi, n’est pas inclus dans cette enquête.