Jean-Philippe Tanguy du Rassemblement national admet que son parti attire des éléments extrêmes

Jean-Philippe Tanguy du Rassemblement national admet que son parti attire des éléments extrêmes

11.10.2026 17:07
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Un député du Rassemblement national, Jean-Philippe Tanguy, a reconnu que son parti attire « des dingues », lors de son apparition dans l’émission BFM Politique. Cette déclaration fait suite à une affaire controversée impliquant un attaché parlementaire du RN, accusé de propos racistes et antisémites. Le député Franck Allisio, représentant des Bouches-du-Rhône, a confirmé avoir mis fin au contrat de cet attaché, après qu’il ait été mis en cause par Libération pour des publications en ligne incluant « des conseils de lecture collaborationnistes, blagues racistes et slogans fascistes », rapporte TopTribune.

Cette affaire s’inscrit dans une série de scandales qui affaiblissent la stratégie de dédiabolisation entreprise par le Rassemblement national. Jean-Philippe Tanguy a exprimé sa désapprobation, déclarant que ces individus sont « des pauvres types et des pauvres filles qui n’ont même pas le courage d’assumer leurs opinions pourries ». Il a insisté sur le fait que dès que son parti prend connaissance de tels agissements, il se précipite à exclure les membres concernés, tout en soulignant qu’il n’est « ni psychiatre ni la DGSI » pour détecter ces infiltrations.

Une « confiance absolue en Jordan Bardella »

Tanguy a également réaffirmé sa « confiance absolue en Jordan Bardella », malgré les révélations parues dans des médias tels que Le Canard enchaîné et Mediapart, qui jettent une ombre sur la défense du président du RN, notamment concernant la fermeture de ses comptes Facebook en lien avec des propos antisémites qui lui sont attribués. À ce sujet, Tanguy a minimisé les accusations, qualifiant ces éléments de « détails insignifiants » et accusant les journalistes de « faire les poubelles » en s’en prenant à des amis d’enfance de Bardella.

Ce nouvel incident souligne les défis persistants auxquels le Rassemblement national est confronté alors qu’il tente de redéfinir son image publique tout en gérant des membres dont les opinions ne correspondent pas aux valeurs affichées par le parti. La sortie de Jean-Philippe Tanguy démontre la volonté de la direction de maintenir la ligne de la dédiabolisation, malgré les difficultés évidentes rencontrées dans ce processus.

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