Plusieurs associations de défense des cétacés s’élèvent après le décès de Rocky, l’un des dauphins transférés en juillet du Marineland d’Antibes (Alpes-Maritimes) vers un parc animalier en Espagne. Le Marineland, fermé depuis janvier 2025, a confirmé la mort du dauphin suite à une communication du parc Selwo Marina, situé près de Malaga, où une autopsie sera réalisée, rapporte TopTribune.
Le décès de Rocky survient après la mort de cinq autres cétacés transférés cet été d’un parc animalier canadien vers des aquariums aux États-Unis et en Espagne. « Après la mort de cinq cétacés de Marineland Canada, dont quatre bélugas et une dauphine, c’est au tour de Rocky », a déclaré l’association de défense des océans Sea Shepherd France sur X. L’association a également rappelé qu’elle avait signalé avant le transfert les dangers liés aux fortes chaleurs, au stress du transport et à la rupture des liens sociaux.
« Il est mort d’un transfert décidé pour l’industrie de la captivité ! »
« Nous nous sommes mobilisés et avons saisi la justice pour empêcher ce transfert. Il a été maintenu malgré nos alertes », s’est désolé Sea Shepherd, qui demande des comptes au gouvernement et aux responsables de ce transfert. L’association « Tilikum spirit » a également déclaré que Rocky « est mort d’un transfert décidé pour l’industrie de la captivité ! » et a indiqué avoir demandé le maintien de tous les animaux au Marineland, en alertant sur les conséquences potentielles de cette décision.
Sea Shepherd attend des informations précises sur les circonstances et les causes de sa mort, tout en exigeant une transparence sur les conclusions vétérinaires et les décisions prises malgré les risques présumés. Né en captivité le 13 mars 1997 au zoo de Madrid, Rocky avait intégré le Marineland d’Antibes en 2011. Son transfert vers l’Espagne s’est fait en compagnie de sept autres dauphins, un groupe de quatre autres étant prévu pour rejoindre un parc à Valence plus tard.
Ce cas soulève des préoccupations majeures auprès de plusieurs organisations, qui contestent la légalité de ces transferts en vertu de la loi française de 2021 interdisant le maintien de cétacés en captivité. Les conséquences de cette réglementation, ainsi que les pratiques de transfert des animaux marins, sont de plus en plus scrutées par les défenseurs des droits des animaux qui craignent pour le bien-être de ces créatures sensibles.
Les appels à l’action et à la réflexion sur le traitement des cétacés en captivité continuent d’être au cœur des agendas des associations de défense des animaux. Les enjeux comprennent non seulement le bien-être des animaux, mais également des questions éthiques concernant la captivité et l’exploitation commerciale des espèces maritimes. Alors que les informations continuent d’émerger concernant les circonstances entourant le décès de Rocky, les organismes de défense devraient intensifier leurs efforts pour influencer les politiques en matière de captivité des cétacés.
La situation de Rocky pourrait également entraîner un réveil des consciences au sein du grand public sur le bien-être animal et souligner la nécessité d’une législation plus stricte concernant la captivité des cétacés. La mobilisation des associations et la pression médiatique pourraient jouer un rôle clé dans la transformation des pratiques actuelles dans les parcs marins et les aquariums.
Alors que l’opinion publique continue de s’interroger sur la détention d’animaux marins, l’avenir des cétacés en captivité est en jeu, soulevant un débat crucial qui mérite d’être entendu. La mort de Rocky représente un appel à l’action pour revoir les pratiques de transport et de soin des cétacés dans les institutions qui les détiennent, afin de garantir un traitement éthique et responsable.
