Ce lundi 31 août, le président américain Donald Trump a annoncé depuis le Bureau ovale à Washington que les États-Unis remettaient en question leur soutien à la souveraineté britannique sur les îles Malouines, dans le but de contraindre le Royaume-Uni à augmenter son budget militaire au sein de l’OTAN, rapporte TopTribune.
Cette déclaration a eu l’effet d’une onde de choc à la Maison-Blanche. En effet, Trump envisage sérieusement de retirer le soutien américain à Londres concernant les îles Malouines, une démarche qui semble destinée à forcer le Royaume-Uni à rehausser ses dépenses de défense.
Un moyen de pression signé le Pentagone
La menace n’était pas inattendue; elle avait circulé ces derniers jours. Selon des sources du journal britannique The Telegraph, le Pentagone aurait préparé des mesures destinées à contraindre ses alliés au sein de l’OTAN à consacrer au moins 5 % de leur PIB à leurs dépenses militaires. Parmi ces leviers, les diplomates américains envisagent d’adopter une position ouverte contre les revendications britanniques sur l’archipel australien.
Lors d’une conférence de presse dans le Bureau ovale, Trump a déclaré : « Je réexamine toujours chaque position. Ce n’est qu’une parmi tant d’autres. » En ce qui concerne le gouvernement britannique dirigé par le Premier ministre Andy Burnham, Trump a ajouté de manière évasive : « Le Royaume-Uni a des problèmes, mais ils seront résolus. »
Jusqu’à présent, les États-Unis maintenaient une position de neutralité sur ce sujet délicat. Le département d’État avait souligné au printemps que « notre position sur les îles reste neutre. »
Des cicatrices toujours ouvertes
Pour le Royaume-Uni, les îles Malouines représentent une question historique et sensible. En 1982, l’invasion de l’archipel par les troupes argentines a déclenché un conflit bref mais meurtrier, durant lequel la Première ministre Margaret Thatcher a su mobiliser le soutien militaire des États-Unis sous Ronald Reagan. Ce conflit a coûté la vie à 649 Argentins, 255 Britanniques et trois insulaires.
Quarante-quatre ans plus tard, les ressentiments demeurent. Lors de la récente Coupe du monde, la FIFA a infligé une amende de 321 000 dollars (environ 280 000 euros) à la Fédération argentine de football en raison d’une banderole « Les Malouines sont argentines » exhibée par les joueurs après leur victoire contre l’Angleterre. En remettant en question le statut de cet archipel, Washington s’attaque directement à une question de fierté nationale pour le Royaume-Uni.