Bruno Retailleau qualifie Marine Le Pen de « girouette » après ses critiques

Bruno Retailleau qualifie Marine Le Pen de « girouette » après ses critiques

30.04.2026 05:46
2 min de lecture

Bruno Retailleau, candidat des Républicains à la présidentielle de 2027, a intensifié sa critique envers le Rassemblement national lors d’un entretien avec l’AFP, qualifiant Marine Le Pen de « girouette ». Cette déclaration fait suite à des attaques de Le Pen, qui a comparé Retailleau à Éric Zemmour, renforçant ainsi le climat de rivalité politique, rapporte TopTribune.

Dans ses déclarations, Retailleau a souligné que « c’est toujours bon signe en politique qu’un adversaire s’en prenne à vous », interprétant les remarques de Le Pen comme une reconnaissance de son existence politique. Il a également contesté l’idée que sa plateforme pourrait radicaliser sa position, en rappelant que Marine Le Pen avait prédit qu’il suivrait un parcours similaire à celui d’Éric Zemmour durant la campagne présidentielle de 2022.

Retailleau refuse d’être assimilé au « bloc central »

Bruno Retailleau a réitéré son désaccord avec la direction actuelle du Rassemblement national, affirmant qu’elle a abandonné certaines de ses idées fondamentales telles que « l’immigration zéro » et « l’interdiction de la double nationalité ». Il a déclaré : « Moi, je ne vais pas sur le terrain du Rassemblement national, parce qu’ils changent d’avis sur tout », mettant ainsi en avant la « constance » de ses propres positions.

Face à l’affirmation de Marine Le Pen selon laquelle les élections de 2027 pourraient clore avec un second tour entre le RN et le bloc central, Retailleau a exprimé son refus d’être associé à cette dynamique. Il a marqué une fois de plus ses distances avec le gouvernement de Macron, en déclarant : « Le bloc central, ça n’est pas moi ! » et « je ne suis pas comptable du bilan désastreux d’Emmanuel Macron. »

Un soutien de Boualem Sansal

Retailleau a réagi également aux commentaires d’Emmanuel Macron concernant les tensions avec l’Algérie, qualifiant de « mabouls » ceux qui souhaiteraient rompre les relations avec ce pays. Il a ajouté : « Je sépare le régime algérien du peuple algérien », tout en critiquant le régime pour son incapacité à accueillir ses citoyens sous obligation de quitter le territoire français (OQTF).

« Je pense qu’une politique de fermeté, c’est ce que demandent les Français, parce qu’il en va du respect de la France », a-t-il poursuivi, rejetant l’idée que le président lui ait facilité la tâche en rouvrant le débat sur l’Algérie. Selon lui, cela témoigne plutôt d’une « diplomatie des bons sentiments » qui a échoué.

En évoquant la situation de l’écrivain Boualem Sansal, qu’il a soutenu lorsqu’il était emprisonné en Algérie, Retailleau a exprimé son mécontentement envers ceux qui critiquent aujourd’hui Sansal, en questionnant leur silence passé : « Ont-ils réclamé publiquement, ont-ils pétitionné ? Non, rien. Jamais rien. Donc, quand on en est là, on se tait. »

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