Bordeaux : le nouveau maire Thomas Cazenave alerte sur une dette municipale « intenable »

Bordeaux : le nouveau maire Thomas Cazenave alerte sur une dette municipale « intenable »

22.06.2026 18:36
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Le nouveau maire de Bordeaux, Thomas Cazenave, a tiré la sonnette d’alarme sur la situation financière de la ville, qualifiant la dette municipale de « dette historique » et « intenable », avec des risques de « mise sous tutelle ». Lors d’une présentation d’un audit commandé au cabinet EY, il a révélé que l’endettement de Bordeaux a considérablement augmenté, atteignant 413 millions d’euros entre 2019 et 2025, rapportent TopTribune.

Ce rapport pointe une augmentation du recours à l’emprunt, surtout entre 2024 et 2025. Cazenave a déclaré : « L’encours de la dette communale a évolué de 252 millions d’euros en 2019 à 413 millions d’euros en 2025 (+ 64%) ». Les dépenses de fonctionnement ont également croisé à la hausse, dépassant les recettes durant cette période, ce qui rend la situation financière d’autant plus préoccupante.

« Des informations dissimulées », déclare le maire

Le maire a indiqué qu’il a reçu un « courrier d’alerte » de la préfecture ainsi que de la direction générale des finances publiques, concernant une dégradation des ratios financiers de la municipalité. Il a averti que si le budget reste déséquilibré, la ville pourrait se retrouver sous tutelle, impliquant une perte de souveraineté. Cazenave a critiqué ses prédécesseurs, accusant : « On nous a caché des choses parce que la situation était en train de se dégrader fortement ». Les perspectives d’économies seraient examinées dans le cadre du budget rectificatif de 2026 et du budget de 2027.

La précédente majorité défend ses investissements

Les membres de l’ancienne majorité écologiste, maintenant dans l’opposition, ont réagi en affirmant que leurs investissements étaient conçus pour « préparer l’avenir », notamment dans les domaines de la végétalisation et de la rénovation énergétique. Ils ont soutenu avoir fait le choix d’investir pour répondre aux urgences climatiques et sociales, citant des réalisations telles que la végétalisation des cours d’école et la plantation de 70 000 arbres.

Pierre Hurmic, ancien maire battu par Cazenave, avait revendiqué pendant la campagne une « révolution solaire », avec une multiplication des installations solaires sur les bâtiments municipaux, passant d’une autonomie énergétique de 3 à 41 %. Les conseillers municipaux d’opposition ont insisté sur la nécessité de ces investissements, reprochant à la nouvelle administration de dramatiser la situation financière pour justifier des politiques d’austérité.

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