Benjamin Haddad, ministre délégué à l’Europe et membre du parti Renaissance, a annoncé son soutien à Edouard Philippe pour l’élection présidentielle d’avril et mai 2027, se distanciant ainsi de Gabriel Attal, son collègue dans le gouvernement de Sébastien Lecornu. Cette décision reflète une prise de position claire au sein du paysage politique français, alors que les alliances se forment en vue de la compétition électorale, rapporte TopTribune.
Benjamin Haddad avait déjà soutenu Rachida Dati (LR) lors des élections municipales de 2026, alors que son camp était représenté par Pierre-Yves Bournazel (Horizons). Il a déclaré sur France 2 qu’il considère Edouard Philippe comme le “mieux placé pour rassembler notre famille politique”, soulignant la nécessité d’une alliance entre le centre et la droite. Haddad a été séduit par le message d’Edouard Philippe sur des enjeux tels que la sécurité et les migrations, ainsi que par son ambition sur la scène internationale et européenne.
Des rangs qui grossissent
Le soutien d’Haddad s’ajoute à celui de plusieurs autres ministres, y compris Gérald Darmanin, Maud Bregeon et Mathieu Lefèvre, tous membres de Renaissance, ce qui marque un quatrième ralliement significatif au candidat de Horizons. Dans un contexte où Gabriel Attal, le chef de Renaissance, est également en lice, cette dynamique soulève des questions sur l’avenir des alliances dans le parti.
Le ministre a insisté sur la nécessité de rassembler les forces politiques pour éviter une “catastrophe pour le pays”, se montrant favorable à une coalition dès le premier tour avec le candidat LR Bruno Retailleau à l’approche de l’hiver. Cette situation explique les tensions et les manœuvres stratégiques qui se dessinent au sein de la majorité présidentielle à l’approche des élections.