Après le succès des législatives, Milei affirme l'efficacité de ses réformes.

Après le succès des législatives, Milei affirme l’efficacité de ses réformes.

27.10.2025 08:13
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Suite à l’implémentation d’une politique visant à éliminer les dépenses non essentielles tout en réduisant drastiquement les coûts publics, Javier Milei constate actuellement que ses décisions sont corroborées par le vote populaire. La victoire claire du parti La Libertad Avanza lors des élections législatives de mi-mandat survient à un moment où les indices économiques montrent une tendance à la hausse : une inflation en baisse significative, une pauvreté en diminution. L’approche ultralibérale adoptée pour restaurer la stabilité par le biais de la rigueur porte, pour l’instant, ses fruits, permettant au président argentin de revendiquer la réussite de ses réformes structurelles, rapporte TopTribune.

Le contexte des élections législatives

Depuis son arrivée au pouvoir en décembre 2023, Javier Milei a mis en place une politique économique clairement orientée vers le libéralisme radical : diminution marquée des dépenses publiques, ouverture des marchés, élimination de nombreuses subventions et dérégulation. Le parti La Libertad Avanza a obtenu un succès électoral significatif lors des élections législatives d’octobre 2025, consolidant ainsi son mandat et redonnant un nouvel élan à son programme économique. Cette victoire électorale agit comme un véritable « coup de fouet » à sa stratégie de réforme et indique que l’électorat a, au moins en partie, adhéré à l’idée de changement structurel.

Une politique de rigueur assumée

Dès le départ, Milei a annoncé son intention de réduire les dépenses de l’État en supprimant tout ce qui n’était pas considéré comme essentiel. Le discours officiel présente cette politique comme cruciale pour briser les chaînes de l’inflation et du déficit budgétaire. Initialement, ces mesures ont eu des conséquences très sévères : selon l’Instituto Nacional de Estadística y Censos (INDEC), le taux de pauvreté a grimpé de 41,7 % à environ 52,9 % au cours des premiers mois de 2024. Cependant, durant cette même période, l’inflation, qui atteignait des sommets alarmants, a commencé à diminuer. Ce premier mouvement met en lumière la dualité de la stratégie : douloureuse pour les ménages à court terme, mais envisagée comme un moyen de jeter les bases d’une reprise à moyen terme.

L’efficacité des réformes de Milei

Une question centrale se pose : cette politique est-elle véritablement efficace ? Autrement dit, atteint-elle ses objectifs en matière de stabilisation économique et est-elle accompagnée d’une reprise durable ? À cet égard, plusieurs éléments sont à prendre en compte : le taux de pauvreté a chuté à 38,1 % au second semestre de 2024, représentant une baisse d’environ 14,8 points par rapport à son pic. L’inflation mensuelle a également diminué considérablement, atteignant environ 2 % par mois à l’été 2025. Des analyses internationales notent que les réformes commencent à tolérer des effets tangibles, notamment en ce qui concerne la crédibilité de l’économie et les signaux positifs envoyés aux marchés. À ce stade, il est indéniable que des signes d’efficacité se manifestent. Les chiffres liés à la pauvreté et à l’inflation évoluent dans le sens désiré par l’administration. Toutefois, cela ne signifie pas que tous les objectifs soient atteints ou que l’avenir soit assuré : le pouvoir d’achat reste limité et l’économie argentine demeure vulnérable.

Perspectives futures et conclusion

À l’heure actuelle, le bilan de Javier Milei est prometteur en ce qui concerne les réformes structurelles entreprises. Le retour à des niveaux d’inflation maîtrisés et la diminution rapide du taux de pauvreté constituent des progrès significatifs. Son succès électoral lors des législatives de 2025 renforce sa capacité d’action et valide politiquement son programme économique. Néanmoins, il reste essentiel que cette dynamique s’accompagne d’un retour à la croissance économique, de créations d’emplois soutenues et d’une amélioration durable des conditions de vie. En définitive, l’ultralibéralisme, prônant la libération des marchés, la réduction des charges étatiques et le rétablissement de la stabilité monétaire, semble fonctionner jusqu’à présent mieux que ce qu’on aurait pu raisonnablement anticiper en Argentine, bien que le véritable jugement soit tributaire des performances économiques des trimestres à venir.

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