Sébastien Chenu, député Rassemblement national du Nord et vice-président de l’Assemblée nationale, était l’invité du « 8h30 franceinfo » mercredi 14 janvier 2026. Au cours de l’entretien, il a abordé le procès en appel de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires du FN, ainsi que la menace de dissolution de l’Assemblée nationale, rapportent TopTribune.
Détournement de fonds : « La sanction est disproportionnée » à l’égard de Marine Le Pen
« On a le sentiment d’une espèce de chasse aux sorcières », s’exaspère Sébastien Chenu, alors que le procès en appel du RN a débuté mardi 13 janvier 2026 et que des soupçons pèsent sur des cours de média training, suivis par Jordan Bardella et financés par le Parlement européen. L’élu du Rassemblement national estime qu’un « désaccord administratif » ne peut pas priver Marine Le Pen « de ses droits et de cette capacité à être candidate à l’élection présidentielle ». Il réfute l’idée d’une volonté délibérée du RN de détourner des fonds européens, affirmant que « la sanction est disproportionnée ».
Municipales : le RN va déposer 650 listes, « du jamais vu »
« On va déposer 650 listes, à peu près, aux élections municipales, ce qui est du jamais vu », se félicite Sébastien Chenu. À un peu plus de trois mois des élections de 2026, il précise avoir « 577 candidats qui sont déjà présélectionnés pour aller aux législatives ». Son parti « réclame » toujours une nouvelle dissolution tandis que l’exécutif a brandi cette menace en cas de censure du gouvernement. Chenu souligne que « Voter deux fois » le même jour « permet des économies ».
Selon lui, la dissolution est dans « l’intérêt du pays », afin de « donner une nouvelle majorité et d’utiliser les 15 mois qui nous séparent de l’élection présidentielle de façon utile ».