Le conseil d’Etat confirme la dissolution du mouvement La Jeune Garde après des violences à Lyon

Le conseil d’Etat confirme la dissolution du mouvement La Jeune Garde après des violences à Lyon

30.04.2026 16:48
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Le Conseil d’Etat a tranché jeudi 25 avril 2025 en rejetant le recours déposé par le mouvement d’ultragauche La Jeune Garde, contesté suite à sa dissolution décidée en Conseil des ministres en juin 2025. Cette décision a été jugée « adaptée, nécessaire et proportionnée à la gravité des atteintes portées à l’ordre public », rapporte TopTribune.

La décision s’appuie sur l’implication du mouvement dans des actes de violence, soutenant que La Jeune Garde a incité à des comportements agressifs et à l’exclusion physique dans l’espace public. Le communiqué du Conseil d’Etat souligne que « La Jeune Garde a mené et incité à commettre des agissements violents de confrontation et d’exclusion physique de l’espace public, tant par le comportement de ses membres que par ses soutiens à certains comptes sur les réseaux sociaux et son absence de réaction à leurs contenus ».

Accusée de « provoquer » des agissements violents

Fondée en 2018 par Raphaël Arnault, devenu député en 2024 et membre du groupe LFI à l’Assemblée nationale, La Jeune Garde est accusée par le gouvernement de « provoquer à des agissements violents contre les personnes, provocations bien souvent suivies d’effets ». Les autorités s’appuient sur plusieurs incidents violents survenus à Strasbourg, Paris et Lyon entre 2023 et 2025.

Dans son analyse, le Conseil d’Etat a noté que, bien que le groupement ait contesté certaines des accusations, ses membres ont souvent été à l’origine d’actions violentes dans le domaine public, sans que La Jeune Garde n’ait eu de réaction claire contre de telles initiatives.

Suite à sa dissolution, La Jeune Garde s’est retrouvée au centre des débats après le décès en février 2025, à Lyon, de Quentin Deranque, un militant d’extrême droite radicale. Plusieurs membres suspects de l’agression qui a conduit à sa mort étaient liés à La Jeune Garde et à Raphaël Arnault. De plus, une enquête a été ouverte fin février suite à des informations du ministère de l’Intérieur, soulevant des soupçons sur une possible reconstitution du mouvement antifasciste.

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