Anne Hidalgo exprime un soutien prudent à Emmanuel Grégoire pour les municipales de 2026 à Paris

Anne Hidalgo exprime un soutien prudent à Emmanuel Grégoire pour les municipales de 2026 à Paris

20.01.2026 19:27
2 min de lecture

Après plusieurs mois de silence, la maire socialiste sortante de Paris, Anne Hidalgo, a finalement exprimé un soutien mitigé au candidat de la gauche unie en dehors de La France insoumise, Emmanuel Grégoire. Elle a annoncé mardi qu’elle voterait aux municipales pour son ancien premier adjoint, malgré une relation tendue entre eux, rapporte TopTribune.

« J’ai toujours dit que je voterais pour la gauche et celui qui conduit la liste, c’est Emmanuel Grégoire », a déclaré Hidalgo dans un entretien aux Echos. « Mais attention, une alliance avec La France insoumise, c’est sans moi. Emmanuel Grégoire le dit clairement », a-t-elle ajouté, qualifiant Jean-Luc Mélenchon de « impasse pour la gauche ».

Une primaire fratricide

La semaine dernière, lors de sa cérémonie de vœux à l’Hôtel de ville, au terme de douze ans de mandat, Hidalgo n’avait pas mentionné son ancien premier adjoint, affirmant être « tenue par la loi à une réserve ». Ce soutien timide intervient après des mois d’absence de commentaires sur la campagne d’Emmanuel Grégoire, qui représente une coalition de la gauche (écologistes, communistes et ex-Insoumis de L’Après) pour les scrutins des 15 et 22 mars. Leur relation s’est détériorée depuis que Grégoire a quitté la mairie en 2024 pour devenir député. En annonçant qu’elle ne briguerait pas un troisième mandat, Hidalgo avait désigné le sénateur Rémi Féraud comme son successeur, déclenchant une primaire dont Emmanuel Grégoire est sorti vainqueur en juin dernier.

« Je rappelle que Rachida Dati va être jugée en septembre 2026 »

Son opposition à Grégoire avait été si forte qu’elle avait publiquement déclaré ne pas le soutenir s’il remportait le vote interne au PS, arguant qu’il ferait « perdre la gauche » aux municipales, des propos qui avaient choqué plusieurs militants. Dans l’entretien aux Echos, Hidalgo « espère » que « les Parisiens ne feront pas le choix de Rachida Dati », la candidate de droite, soulignant « un réel danger qu’elle s’allie avec l’extrême droite » de Sarah Knafo, candidate de Reconquête. Elle met également en garde contre la montée de personnalités comme Dati, Knafo ou Sophia Chikirou, qui « manient l’intimidation et rabaissent le débat ». Hidalgo a ajouté : « Je rappelle que Rachida Dati va être jugée en septembre 2026 pour corruption et trafic d’influence. Si elle est condamnée, elle pourrait devoir céder sa place ».

« Moi, je n’ai pas de procès »

En parallèle, il est à noter que la ministre de la Culture doit également faire face à un procès pour des accusations de corruption et de trafic d’influence, pour avoir perçu indûment 900.000 euros entre 2010 et 2012 d’une filiale de l’alliance Renault-Nissan, alors qu’elle était eurodéputée. Ces accusations sont contestées par la concernée.

Face aux allégations entourant son propre voyage controversé à Tahiti en 2023, pour lequel une enquête a été ouverte par le Parquet national financier (PNF), Anne Hidalgo a affirmé : « Moi, je n’ai pas de procès ».

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