Le tas de terre à Mailhoc est devenu le point central de l’enquête sur la disparition de Delphine Jubillar, alors que les gendarmes poursuivent leurs recherches suite aux déclarations de Cédric Jubillar. Les images satellites témoignent de l’évolution de ce site clé, tandis que les ossements découverts doivent encore révéler leurs secrets, rapporte TopTribune.
Les premières images exploitables remontent à août 2016, plus de quatre ans avant la disparition de Delphine Jubillar. À cette époque, le terrain était uniforme, sans amas de terre visible. Toutefois, la situation a radicalement changé en janvier 2021, lorsque le paysage a été modifié par l’apparition d’une longue bande de terre noire mêlée de fumier, s’étendant sur environ quarante mètres.
Une disparition progressive, mois après mois
En avril 2022, la taille du monticule avait considérablement diminué par rapport à janvier 2021. La dégradation s’est poursuivie avec des images de novembre 2022, où le dépôt semblait figé, puis en mars 2023, où la terre noire avait disparu, ne laissant qu’un alignement de fumier. En octobre 2023, la situation avait encore évolué, le dépôt ayant encore diminué.
Avec les photographies d’avril 2024, le monticule avait complètement disparu, redonnant un aspect uniforme au terrain. Cette série d’images retrace la chronologie de l’enquête. Selon Cédric Jubillar, des informations révélatrices suggèrent que le corps aurait été caché dans le monticule avant d’être dispersé sur le champ au fil du temps.
Le temps des images laisse place à celui des expertises
Alors que les archives photographiques ne peuvent révéler ce qui s’est réellement passé la nuit de décembre 2020, elles fournissent des documents précieux sur l’évolution du lieu d’intérêt. L’enquête a désormais franchi une étape cruciale. Les fragments osseux retrouvés lors des fouilles ont été envoyés à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) à Pontoise pour analyses anthropologiques et génétiques. Les résultats initiaux sont attendus dans la journée et détermineront si ces restes appartiennent bien à Delphine Jubillar.