Un conflit familial motive l’assassinat de trois Français en Afrique du Sud
Près de quatre mois après l’assassinat de Katia Nguyen, Mattieu Hadjaz et Sylvie Ganon, un éclairage nouveau dévoile un brutal conflit familial lié à la garde d’une fillette de huit ans. Le 11 juillet 2026, ce trio a été retrouvé mort à Pretoria, en Afrique du Sud, au lendemain de leur arrivée. Des investigations récentes pointent vers un possible commanditaire de l’ex-mari de Katia, Souleyman Z., impliqué dans une querelle de longue date, rapporte TopTribune.
Les circonstances de leur mort sont tragiques. En vacances, la famille a été victime d’un enlèvement orchestré par plusieurs individus dans un guet-apens. Katia et Mattieu, gérants d’un Burger King à Avranches, ont été attaqués avec une arme contondante, tandis que leur fille a été kidnappée puis retrouvée saine et sauve au Luxembourg.
Les tensions entre Katia et Souleyman avaient culminé en 2023, suite à la découverte d’infidélités de son mari. Le conflit s’était intensifié autour de leur fille, avec des disputes concernant la garde. En mai 2024, Katia avait même été privée de sa fille pendant quatre mois avant de récupérer légalement la garde.
Des arrestations et une possible motive financier
Les enquêteurs ont découvert que Souleyman et sa mère avaient récemment voyagé en Afrique du Sud avant le meurtre. Ils ont été arrêtés au Luxembourg le 22 juillet, accompagnés de l’enfant, et sont maintenant accusés d’assassinat et de détention arbitraire. D’autres membres de la famille sont également sous enquête.
En parallèle, une dimension financière de l’affaire est examinée. Mattieu, associé de Katia dans le Burger King, était engagé dans divers projets professionnels, ce qui incite à enquêter sur d’éventuels mobiles pécuniaires, en plus de la vengeance familiale. La douleur reste vive pour les proches des victimes, qui désireux de comprendre les circonstances tragiques de ce drame.
Alors que les enquêtes se poursuivent, la fillette orpheline se retrouve sans autre famille que ses tantes maternelles. Les ayant-droits des victimes doivent patienter avant de pouvoir procéder aux obsèques.
