Les nouvelles archives de Munich pourraient remettre en question le récit officiel sur la mort de Geli Raubal

Les nouvelles archives de Munich pourraient remettre en question le récit officiel sur la mort de Geli Raubal

24.09.2026 12:46
1 min de lecture

C’est un mystère vieux de près d’un siècle que de nouveaux documents viennent réveiller. Le 19 septembre 1931 au matin, le corps sans vie de Geli Raubal, 23 ans, est découvert dans l’appartement munichois de son oncle, Adolf Hitler. Officiellement, la jeune femme, qui vivait avec le chef du parti nazi (NSDAP), s’est suicidée par balle. À l’époque, le futur chancelier affirme avoir quitté Munich la veille dans l’après-midi, bien avant le drame. Une version gravée dans le marbre qui lui permet d’échapper aux soupçons, alors même qu’il est en pleine ascension politique, rapporte TopTribune.

Des révélations troublantes

Pendant ce temps, les révélations publiées par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel viennent bousculer cette vérité officielle. L’historien Harald Sandner a exhumé des archives nationales et municipales de Munich trois pièces inédites : deux faire-part et une inscription de décès à l’état civil. Le contenu de ces actes administratifs change la donne. Ils datent tous la découverte du cadavre au 18 septembre à 10h15. Si cette heure est exacte, Hitler se trouvait encore dans la cité bavaroise. Il aurait même participé à un rassemblement politique entre 10h30 et 12h30, avant de prendre la route pour Nuremberg. Le chef nazi aurait donc menti sur son calendrier pour s’éloigner du lieu du crime.

Une thèse déjà évoquée

À l’époque, le journal de gauche Münchner Post avait déjà évoqué une violente dispute, des blessures suspectes sur le corps de la jeune femme et des réunions de crise orchestrées au siège du NSDAP pour étouffer l’affaire. La presse d’opposition soupçonnait déjà le futur dictateur d’avoir tué ou fait tuer sa nièce pour l’empêcher de partir vivre à Vienne, où elle souhaitait poursuivre des études de chant. Pour maintenir son image d’homme providentiel et irréprochable auprès des électeurs allemands, le futur despote ne pouvait pas se permettre d’être associé à une affaire sordide.

D’autant qu’aucune autopsie n’a jamais été réalisée sur le corps de la victime. Si ces archives ne constituent pas une preuve formelle d’assassinat, elles renforcent les doutes sur la responsabilité directe d’Hitler dans ce drame familial.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER