Primaire à gauche : Glucksmann répond à Royal sur ses critiques et son passé politique

Primaire à gauche : Glucksmann répond à Royal sur ses critiques et son passé politique

21.09.2026 11:56
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Les tensions au sein de la gauche française sont palpables. Après avoir été qualifié de « stagiaire » par Ségolène Royal, le candidat à la primaire social-démocrate Raphaël Glucksmann a répliqué ce lundi, soulignant qu’il n’avait pas « quémandé des postes pendant quarante-cinq ans » et déplorant que, face à l’extrême droite, il soit devenu sa « première cible », rapporte TopTribune.

Dans une déclaration enflammée sur France Info, Glucksmann n’a pas hésité à répondre à l’ancienne candidate à la présidentielle qui dénonçait sa « méconnaissance du peuple », insinuant qu’élire Glucksmann serait comme mettre « un stagiaire à la tête d’une entreprise ».

« Elle a raison de souligner que je ne suis pas, moi, en politique depuis quarante-cinq ans. Je n’ai pas quémandé des postes auprès d’Emmanuel Macron pour être ministre ou finir ambassadrice », a déclaré le candidat. Cette remarque visait notamment la nomination de Ségolène Royal comme ambassadrice pour les pôles arctique et antarctique (2017-2020), qui lui a valu le surnom de « Reine des neiges » en raison de l’image qu’elle véhicule.

Royal pointée du doigt par la commission d’organisation de la primaire

Glucksmann a ajouté : « Si je me suis engagé en politique, c’est justement pour mettre fin à ces méthodes, pour mettre fin à ces coups de billard à douze bandes ». Il a qualifié l’approche de Royal dans cette primaire de simple « tour de piste », prédisant qu’elle « ne gagnera absolument pas cette primaire », sans préciser s’il la soutiendrait dans le cas contraire.

« Ce n’est pas au niveau », a-t-il insisté, regrettant d’être « la première cible » de la candidate en pleine crise actuelle en France, marquée par « l’explosion des prix des carburants » et des menaces sécuritaires. Il a évoqué la montée de l’extrême droite, déjà à la porte du pouvoir.

Dans un communiqué publié ce lundi matin, la commission d’organisation de la primaire a rappelé « fermement » à Ségolène Royal « l’engagement qu’elle a signé d’une charte imposant un comportement éthique et interdisant les attaques personnelles ». Elle a ajouté que la nature du débat au sein de la primaire ne devait pas être identique à celui de la droite et de l’extrême droite, car « le vainqueur doit bénéficier du rassemblement de tous les participants ».

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