Les États-Unis reconnaissent avoir des systèmes d’armement en orbite
Les États-Unis ont officiellement admis, le 14 septembre, disposer de systèmes armés en orbite capables de protéger leurs équipements spatiaux ou de perturber ceux de leurs adversaires, marquant une nouvelle étape dans la militarisation de l’espace où les armes conventionnelles évoluent dans une zone grise juridique, rapporte TopTribune.
Un porte-parole de l’US Space Force a déclaré : « Les États-Unis disposent de systèmes de contrôle spatial armés en orbite capables de défendre la force interarmées contre des actions hostiles d’adversaires. » Toutefois, les détails quant à la nature, au nombre et à la date de mise en orbite de ces systèmes n’ont pas été divulgués.
Le « contrôle spatial », selon la déclaration, désigne les opérations visant à protéger les capacités américaines dans l’espace ou à nuire à celles d’un adversaire. Ces opérations peuvent inclure des moyens « cinétiques » pour endommager physiquement un équipement, ou « non cinétiques », tels que le brouillage. Ces systèmes sont utilisables à des fins à la fois offensives et défensives.
Cette annonce intervient dans un contexte où Donald Trump cherche à renforcer les capacités militaires américaines dans l’espace avec son projet « Golden Dome », présenté comme un bouclier antimissile. Ce projet comprend notamment des intercepteurs prévus pour être opérationnels avant la fin de son mandat, en 2029.
Surveillance des capacités spatiales chinoises et russes
Washington surveille de près les avancées spatiales de Pékin et de Moscou. La Chine développe des moyens destinés à neutraliser les satellites adverses, tandis que la Russie est accusée de travailler sur plusieurs systèmes antisatellites, y compris un programme potentiellement capable de transporter une arme nucléaire.
Néanmoins, la question de la présence d’armes en orbite se situe dans une zone grise en matière de droit international. Le traité de l’espace de 1967 interdit clairement le déploiement d’armes nucléaires ou d’autres armes de destruction massive en orbite, ainsi que leur installation sur la Lune et d’autres corps célestes.
Cependant, le traité ne prévoit pas d’interdiction générale pour les armes conventionnelles. Il n’interdit donc pas explicitement le déploiement orbital de systèmes capables d’agir contre des satellites ennemis, bien que leur utilisation soit régie par d’autres règles du droit international, notamment celles concernant le recours à la force.