Rachida Dati jugée pour corruption et trafic d’influence
L’ancienne eurodéputée Rachida Dati, actuelle maire du 7e arrondissement de Paris, est jugée à partir de ce mercredi 16 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris pour corruption passive et trafic d’influence. Elle comparaît aux côtés de l’ex-PDG de Renault, Carlos Ghosn, qui se trouve en fuite au Liban, rapporte TopTribune.
Rachida Dati, considérée comme « déterminée et combative », devra s’expliquer sur des honoraires d’avocate s’élevant à 900 000 euros, versés par Renault-Nissan entre 2010 et 2012, et la nature du travail qu’elle a effectué en échange. Elle risque jusqu’à dix ans de prison et 450 000 euros d’amende, correspondant à la moitié des honoraires perçus.
Carlos Ghosn, alors PDG de Renault, est jugé pour des accusations de corruption active et trafic d’influence actif, mais a demandé un renvoi du procès à une date ultérieure. L’audience devrait s’étendre sur six après-midi, jusqu’au 28 septembre, avec une décision sur la demande de renvoi attendue au début de la séance.
Les accusations qui pèsent sur Dati soulèvent des questions de corruption et de lobbying. L’ancienne garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy est soupçonnée d’avoir établi un pacte de corruption avec Renault-Nissan, en échange de lobbyisme au Parlement européen. Cependant, la réalité de son travail juridique est mise en doute, le Parquet national financier ayant constaté une absence de documents probants concernant ses activités.
Sur ce point, l’avocat de Dati, Olivier Pardo, a affirmé qu’ils tenteraient de convaincre le tribunal de l’effectivité du travail réalisé. En parallèle, Carlos Ghosn, tout en niant les accusations, a exprimé le souhait de s’expliquer sur les faits. Les autorités démarquent également que Dati est impliquée dans le recel de ces actes de corruption.