Donald Trump face à la guerre en Iran : quelles options pour sortir d'une situation délicate ?

Donald Trump face à la guerre en Iran : quelles options pour sortir d’une situation délicate ?

11.09.2026 08:36
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Les prix du carburant atteignent des niveaux historiquement élevés aux États-Unis, tandis que la popularité de Donald Trump chute. Dans le cadre du conflit qu’il a déclenché en Iran, le président américain se trouve dans une situation difficile sur le plan intérieur. Face à cette crise, la nécessité de débloquer le détroit d’Ormuz émerge comme une priorité cruciale pour la Maison Blanche, rapporte TopTribune.

Donald Trump, confronté aux conséquences de son engagement en Iran aux côtés du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, apparaît désorienté. Actuellement, il ne bénéficie que de 33 % d’opinions favorables aux États-Unis. En réponse à cette débâcle, il a promis un « dividende » de 5 000 dollars par citoyen adulte si son parti parvient à conserver le contrôle des deux chambres du Congrès lors des élections de mi-mandat en novembre.

Dominique Simmonet, essayiste et spécialiste de la politique américaine, décrit cette promesse comme « farfelue et très floue », l’analysant en lien avec une cote de popularité en berne et une gestion chaotique des affaires iraniennes, qui ont conduit à des prix de carburant records. Cette semaine, le prix du diesel a atteint 5,90 dollars (soit 5,1 euros) le gallon, un record dans un pays où l’utilisation de voitures est omniprésente. Cette flambée des prix est largement attribuée à la paralysie du détroit d’Ormuz, un enjeu majeur qui s’est intensifié depuis le 28 février.

Une situation complexe en Iran

Pour Simmonet, le dossier iranien et la question du détroit d’Ormuz deviennent des enjeux cruciaux pour Trump, qui avait été élu sur des promesses d’un repli isolationniste. « L’Iran a complètement berné les États-Unis, » note-t-il, en soulignant que le protocole signé par Trump à Versailles en juin ressemblait à une capitulation de Washington. Ce dernier accordait d’importantes concessions à Téhéran, reléguant le nucléaire au second plan et levant les sanctions. Toutefois, les Gardiens de la Révolution semblent résolus à poursuivre leurs ambitions, et la question de la négociation avec un régime considéré comme fanatique s’avère délicate.

Dans un élan d’optimisme, Trump a prédit, le 9 septembre, que la guerre avec l’Iran cesserait immédiatement après les élections de novembre, affirmant que les Iraniens « ne peuvent pas tenir plus longtemps » et les accusant de vouloir influencer le scrutin.

Parallèlement, des conseillers de la Maison-Blanche, notamment le vice-président JD Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio, ont mis en garde Trump contre le risque d’un prolongement du conflit jusqu’à la fin de son mandat, comme rapporté par le Wall Street Journal.

Une stratégie adaptable

Selon Simmonet, la stratégie actuelle de Trump pourrait se résumer à « maintenir toutes les options ouvertes », englobant sanctions, négociations, frappes massives, voire un potentiel débarquement sur des îles stratégiques du détroit d’Ormuz. « Il fait preuve d’un certain pragmatisme en agissant manifestement au coup par coup, tout en espérant l’effondrement du régime iranien, » constate-t-il. Bien qu’il existe des dissensions entre le Pentagone et la Maison-Blanche, il y a un consensus pour éviter une escalade avant les élections de mi-mandat.

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