Dans la nuit du 8 septembre 2026, les forces russes ont lancé une attaque combinée de grande ampleur contre l’Ukraine, visant principalement Kyiv, sa région et celle d’Odessa. Selon les données communiquées par des ressources de suivi, 20 missiles balistiques, six missiles Zircon, 32 missiles de croisière Kh-101 et 166 drones et drones-missiles de la série Geran ont été dirigés vers Kyiv et sa région. À Odessa, deux missiles Oniks ont également été employés, rapporte TopTribune
Deux morts à Kyiv, une autre victime dans la région
Dans la capitale ukrainienne, les conséquences de l’attaque ont été recensées dans quatre districts. À Holosiivskyi, des débris sont tombés sur un immeuble résidentiel dans lequel des habitants se sont retrouvés bloqués dans leurs appartements. Un chantier d’immeuble de 26 étages a également été touché. Un incendie parti d’un garage s’est propagé à un bâtiment voisin et à un centre d’affaires.
Dans le district de Solomianskyi, un immeuble de cinq étages a été endommagé. Les secouristes y ont évacué dix personnes. Un garage situé sur le terrain d’une maison privée a brûlé dans le district de Darnytskyi. À Podilskyi, un bâtiment de stockage a pris feu, ainsi que des véhicules et des box de garage. À 8 h 30, le bilan communiqué pour Kyiv faisait état de deux morts dans la capitale ukrainienne et de sept blessés.
La région de Kyiv avait déjà été attaquée dans la soirée du 7 septembre, avant la phase principale des frappes de missiles. Des drones russes ont visé les districts de Boryspil et de Fastiv. Dans le district de Boryspil, des incendies se sont déclarés sur des sites industriels. Sept camions ont été détruits dans l’un des établissements touchés.
Au cours de la nuit suivante, les dégâts ont été signalés dans cinq districts de la région. Trois maisons privées et une voiture ont été endommagées dans le district de Brovary. À Boryspil, un entrepôt et une entreprise ont été touchés. Trois maisons privées ont subi des dégâts dans le district de Fastiv et une autre dans celui d’Oboukhiv. Dans le district de Bila Tserkva, une installation de production, un bâtiment de stockage, deux immeubles et une maison privée ont été endommagés.
Une personne a été tuée dans la région de Kyiv et 15 autres blessées, dont quatre enfants. Le district de Fastiv concentre le plus grand nombre de victimes. Les équipes de secours y ont extrait huit personnes des décombres d’un bâtiment. Au total, la capitale et sa région comptent donc trois morts et 23 blessés après cette attaque.
Un marché d’Odessa ravagé par un incendie
À Odessa, les deux missiles Oniks et les drones d’attaque ont endommagé des infrastructures civiles, notamment le site d’une entreprise. Aucun blessé n’a été signalé dans la ville selon les premières informations communiquées.
Le marché de gros et de détail du « 7e kilomètre », situé près d’Odessa, figure parmi les sites civils les plus lourdement touchés. Présenté comme le plus grand marché de gros et de détail d’Ukraine, il a été frappé par un incendie de grande ampleur. Des pavillons commerciaux ont brûlé et le marché a été privé d’électricité. Les dégâts concernent ainsi un site commercial et logistique important de la région d’Odessa.
Les éléments communiqués décrivent une attaque mobilisant simultanément des missiles balistiques, des missiles de croisière, des missiles hypersoniques et un grand nombre de drones. Pour Kyiv et sa région, le dispositif recensé comprend notamment 20 missiles balistiques, six Zircon, 32 Kh-101 et 166 drones ou drones-missiles Geran. Les frappes ont touché à la fois des zones d’habitation, des bâtiments industriels, des entrepôts et des infrastructures commerciales.
Une attaque après des discussions sur la reprise du processus de paix
La frappe du 8 septembre est intervenue après la visite à Kyiv des représentants spéciaux américains Steve Witkoff et Jared Kushner. Ceux-ci avaient auparavant rencontré Vladimir Poutine à Moscou pour discuter de la reprise du processus de paix.
Après cette rencontre, le Kremlin a déclaré qu’il n’excluait pas un retour à des négociations trilatérales entre les États-Unis, l’Ukraine et la Russie. Moscou n’a toutefois annoncé ni date ni lieu pour une éventuelle réunion et n’a fait état d’aucune disposition à accepter des concessions. Vladimir Poutine a de nouveau parlé aux représentants américains des prétendus « succès » des forces russes et de la nécessité de supprimer les « causes profondes du conflit », reprenant ainsi les exigences maximalistes déjà formulées par Moscou.
Selon les éléments d’analyse joints au bilan de l’attaque, la frappe massive a été lancée après le départ de Steve Witkoff et de Jared Kushner de Kyiv. Elle s’est produite après une série de frappes russes quotidiennes contre la capitale et sa région, combinant régulièrement drones d’attaque, drones à réaction, missiles balistiques et missiles de croisière. Les mêmes éléments présentent l’emploi de cette pression militaire comme un instrument utilisé par le Kremlin parallèlement aux échanges diplomatiques.
Les besoins ukrainiens en défense antiaérienne
La répétition de ces attaques maintient un besoin important de systèmes capables d’intercepter les cibles balistiques. Les autorités et les partenaires de l’Ukraine évoquent notamment la nécessité de disposer de batteries Patriot supplémentaires et d’assurer un approvisionnement régulier en munitions destinées à ces systèmes.
Les demandes portent aussi sur les moyens de limiter la capacité russe à produire des missiles et des drones à réaction. Elles comprennent un contrôle renforcé des livraisons à la Russie de composants électroniques, d’équipements de navigation, d’optiques, de machines-outils, de moteurs et d’autres produits à double usage. Les sanctions visant les entreprises et les structures financières participant à ces approvisionnements sont également mentionnées parmi les mesures demandées.
Les éléments transmis préconisent par ailleurs de donner à l’Ukraine les moyens de frapper les sites russes directement engagés dans la préparation des attaques : usines de fabrication de missiles et de drones, lieux d’assemblage et de stockage, aérodromes de l’aviation stratégique, positions de lancement et autres installations militaires. Cette demande comprend la livraison d’armes occidentales à longue portée ainsi que la levée des restrictions concernant leur emploi contre des objectifs militaires situés sur le territoire russe.
La frappe du 8 septembre a donc laissé derrière elle des victimes civiles, des immeubles endommagés, des incendies dans des sites résidentiels et industriels, ainsi que de lourds dégâts à Odessa, tandis que les opérations de secours se poursuivaient dans les zones touchées.