Échec de la taxe européenne sur les petits colis chinois entraînant une réduction des importations.

Échec de la taxe européenne sur les petits colis chinois entraînant une réduction des importations.

31.08.2026 08:16
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Les importations de petits colis en provenance de Chine ont chuté de 30 % à 40 % dans l’Union européenne depuis l’instauration d’une nouvelle taxe. Le ministère français de l’Économie a fait état de cette diminution jeudi 27 août 2026, en se basant sur des chiffres émis par les douanes françaises. Cette mesure vise principalement les plateformes asiatiques de e-commerce, telles que Shein, Temu et AliExpress, rapporte TopTribune.

Depuis le 1er juillet 2026, une taxation de 3 euros s’applique à chaque article contenu dans les petits colis commandés sur ces sites. D’après RTBF, ce prélèvement est temporaire et devrait être abrogé lors de la révision complète du système douanier en Europe. TF1, quant à lui, mentionne une durée d’environ deux ans pour cette réglementation.

À partir de novembre 2026, ces 3 euros de taxe seront complétés par des frais de traitement visant à financer les services douaniers. Bien que leur montant n’ait pas encore été déterminé, il pourrait atteindre 2 euros par colis.

Un marché qui pesait 5,9 milliards de colis en 2025

En 2025, le marché européen a accueilli près de 5,9 milliards de petits colis, dont 93 % provenaient de Chine. Cette situation impressionnante engendrait plus de 180 importations par seconde, un volume quatre fois supérieur à celui observé en 2022.

Jusqu’à présent, les entreprises chinoises bénéficiaient d’une exemption de droits de douane sur les colis d’une valeur inférieure à 150 euros, ce qui leur a permis d’établir une présence dominante sur le marché européen. L’Union européenne suspecte également qu’une part importante de ces produits ne respecte pas la législation communautaire ou présente des risques pour la sécurité.

Le but affiché par Bruxelles est d’**endiguement** de cette croissance. L’indulgence douanière accordée à ces plateformes a provoqué la colère des autorités publiques, des associations et des parlementaires, qui dénonçaient tant une pollution environnementale causée par ces volumes qu’une concurrence déloyale, accompagnée d’accusations de exploitation du travail.

Lors d’un événement organisé par le Medef, le ministre de l’Économie Roland Lescure a salué ces premiers résultats. « Face à la Chine, il n’y a pas de fatalité », a-t-il affirmé, avant d’ajouter : « Si nous appliquons les politiques publiques adéquates, nous pouvons l’emporter, et nous allons l’emporter ». Cependant, le montant final des frais de traitement, prévus pour novembre 2026, reste encore à déterminer.

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