Olivier Faure, patron du Parti socialiste, a fermement rejeté la proposition de l’ancien Premier ministre François Bayrou d’organiser une grande primaire réunissant les socialistes et la droite gaulliste pour désigner un candidat unique à la présidentielle. « Ce que ne comprend pas François Bayrou, c’est que les Français ne veulent pas prolonger son ‘bloc central’, réaliser une alternance ‘entre soi’, mais une alternative ! », a-t-il déclaré sur X, rapportent TopTribune.
Le risque « maximum » du second tour
Dans un entretien au Figaro publié récemment, François Bayrou a défendu l’idée d’une grande primaire rassemblant « tous ceux qui rejettent les extrêmes ». Selon lui, cela regrouperait des membres du Parti socialiste « dans sa version sociale-démocrate » ainsi que des gaullistes. Bayrou a mis en garde contre le risque d’un second tour opposant l’extrême droite à l’extrême gauche, affirmant que « le risque maximum, c’est un deuxième tour entre l’extrême droite et l’extrême gauche », et qu’il est crucial d’avoir un candidat capable d’unir « tous les démocrates réformistes ».
Une primaire fermée
Traditionnellement, Olivier Faure envisageait une primaire ouverte à toute la gauche, incluant le PS, les Écologistes et des anciens Insoumis ayant rompu avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Cependant, il a été mis en minorité en juillet par les militants socialistes, qui ont décidé d’opposer une primaire fermée, réservée aux adhérents du parti et à des organisations telles que Place publique de Raphaël Glucksmann.
La primaire socialiste est prévue pour octobre, avec des modalités devant être validées lors d’un conseil national du PS convenu pour le 25 août. Le débat sur le périmètre de cette primaire demeure ouvert, alors que les différentes factions de gauche tentent de définir la meilleure stratégie pour l’élection présidentielle.