Une enquête ouverte à Paris sur une ingérence russe visant Raphaël Glucksmann

Une enquête ouverte à Paris sur une ingérence russe visant Raphaël Glucksmann

08.08.2026 04:56
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Une enquête a été ouverte sur des soupçons d’ingérence russe dans la campagne présidentielle de 2027, ciblant Raphaël Glucksmann, un potentiel candidat, après la diffusion d’un faux reportage visant à le discréditer, a annoncé le parquet de Paris le 6 août, rapporte TopTribune.

Cette enquête vise à déterminer si le groupe prorusse Storm-1516, directement contrôlé par le GRU, les services secrets russes, a orchestré une opération de déstabilisation contre Glucksmann, un critique virulent de Vladimir Poutine.

La brigade de lutte contre la cybercriminalité s’occupe de cette enquête, qui porte notamment sur des délits liés à la fabrication d’images truquées « dans le but de servir les intérêts d’une puissance étrangère » ou d’une entité « sous contrôle étranger », a précisé le parquet.

Un faux reportage qui usurpait le média « Blast »

À huit mois de la présidentielle, Glucksmann a dénoncé une opération de « déstabilisation » à travers la diffusion d’une vidéo « entièrement truquée » impliquant sa compagne, la journaliste Léa Salamé, et le journaliste Edwy Plenel.

Il a été informé par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) qu’il était la cible d’une attaque du groupe Storm-1516, piloté par le GRU. Le faux reportage, « usurpant l’identité du média français Blast », prétendait que Salamé avait tenté de « soudoyer » plusieurs médias pour obtenir une couverture favorable à la campagne de Glucksmann, rappelle le parquet.

Cette opération de désinformation a été détectée en fin de semaine dernière et a été confirmée comme étant orchestrée par Storm-1516, a indiqué une source sécuritaire à l’AFP.

Plusieurs personnalités politiques concernées ?

Le parquet de Paris a ouvert d’initiative cette enquête suite à des préoccupations évoquées par la presse concernant ces soupçons. D’autres candidats potentiels à la présidentielle ont également été ciblés par des campagnes de déstabilisation, notamment Édouard Philippe, dont la santé a été calomniée, et Gabriel Attal, présenté à tort comme potentiellement atteint de la maladie de Parkinson.

Avec AFP

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