Violences sexuelles sur mineurs : le Syndicat de la magistrature critique l'inaction de Gérald Darmanin

Violences sexuelles sur mineurs : le Syndicat de la magistrature critique l’inaction de Gérald Darmanin

09.08.2026 05:26
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Défaillances majeures dans la prise en compte des violences sexuelles sur mineurs en France

Dans un courrier daté du 29 juillet, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a transmis à son homologue de l’Intérieur une note qui détaille des défaillances majeures dans la prise en compte des violences sexuelles faites aux enfants, rapporte TopTribune.

Ce révélateur document a été mis au jour après que des procureurs aient visité plusieurs commissariats et gendarmeries, notamment en lien avec le dossier Lyhanna. Ils ont constaté un gigantesque « stock fantôme » d’affaires non enregistrées faute de transmission adéquate à la justice. Justine Probst, secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature, a critiqué l’inefficacité des services, notant que de nombreux bureaux manquent de personnel qualifié pour traiter ces plaintes.

Les critiques envers Gérald Darmanin se sont intensifiées, Probst affirmant qu’il « découvre » l’état des services policiers et judiciaires, malgré ses quatre années antérieures en tant que ministre de l’Intérieur. Elle a souligné qu’il avait déjà reçu de nombreux rapports signalant une crise judiciaire préoccupante.

La situation est aggravée par un taux de postes vacants élevé et un manque de magistrats et d’enquêteurs spécialisés, ce qui a conduit à une accumulation de cas. Du 8 juin au 8 août, 1 700 informations judiciaires ont été ouvertes et 924 personnes incarcérées pour des faits de violences sexuelles sur mineurs, selon le ministère de la Justice. Bien que la priorisation de ces dossiers par le gouvernement soit saluée, Probst craint qu’il ne s’agisse que d’un geste symbolique, questionnant la durabilité de ces efforts à l’avenir.

Elle met en garde : « Est-ce que dans quelques mois on va, à nouveau nous demander de traiter les cambriolages en priorité, de traiter les trafics de stupéfiants de faible intensité de toute urgence ? », soulignant la nécessité d’un engagement durable et de moyens suffisants pour traiter ces affaires sensibles.

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