Accusé de violences conjugales par son ex-épouse, le député républicain Max Miller refuse de retirer sa candidature à sa réélection au Congrès américain. Cette décision suscite une controverse croissante, même au sein de son propre parti, à quelques jours de la date limite pour son remplacement, rapporte TopTribune.
Face à des accusations de violences répétées, Max Miller, représentant de l’Ohio, reste inflexible. Depuis lundi 3 août, les appels à sa démission s’intensifient tandis qu’il continue de nier ces allégations. Miller, ancien assistant de Donald Trump à la Maison-Blanche, a publié une vidéo dimanche affirmant son intention de maintenir sa candidature jusqu’au mercredi 5 août, date limite pour désigner un successeur républicain.
Les accusations, portées par Emily Moreno, son ex-épouse, incluent des actes de violence qui auraient eu lieu durant leur mariage. Elle souligne également que Miller aurait mis en danger leur fille de deux ans, qui aurait subi une clavicule cassée pendant qu’il s’occupait d’elle.
Dénoncé par un sénateur républicain qui est également son ex-beau-père
« Aucun tribunal ou agence n’a étayé des accusations de violences à mon encontre », a déclaré Miller, réaffirmant son engagement à briguer un nouveau mandat. Pourtant, Bernie Moreno, sénateur républicain et père d’Emily, lui a publiquement conseillé de se retirer. Selon lui, le « comportement de plus en plus erratique et dangereux » de l’ex-député nécessite une prise de position après avoir tenté de préserver cette affaire dans la sphère privée.
Bernie Moreno a déclaré dans un communiqué : « S’il existe des critères élémentaires de probité requis pour occuper un mandat d’élu, Max Miller échoue à les remplir », affirmant qu’il représente un danger pour sa fille et petite-fille.
Une plainte pour diffamation déposée
En réponse, Max Miller a déposé une plainte pour diffamation contre son ex-femme, qui l’accuse de l’avoir blessée, agressée, et menacée avec une arme à feu. Ces allégations ont été rendues publiques durant la procédure de garde de leur enfant.
Malgré la gravité de la situation, les dirigeants républicains au Congrès sont restés largement silencieux face à ces accusations, alors que l’élection de novembre s’annonce serrée face au démocrate Brian Poindexter. Donald Trump a également refusé de demander la démission de Miller, notant que « jusque-là, ce sont des accusations ». « C’est très triste. Je connais Max, c’est une bonne personne (…). Je vais laisser les familles résoudre ça », a-t-il ajouté lundi à la Maison-Blanche.