Suite au décès de Charles Guinel, 64 ans, retrouvé mort fin mai dans une station balnéaire du Monténégro, le parquet de Rennes a ouvert une information judiciaire afin d’éclaircir les circonstances de cette tragédie. La famille de la victime déplore un manque de communication avec les autorités locales, rapporte TopTribune.
Le 29 mai, alors qu’il était en vacances avec sa femme dans la station balnéaire de Petrovac, Charles Guinel a été découvert sans vie. Cette ville côtière, qui compte seulement 1 500 habitants, se trouve sur la mer Adriatique. Les circonstances entourant le décès de Guinel restent floues.
Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Rennes pour faire la lumière sur sa mort, selon des sources officielles. Selon le témoignage de son épouse, le couple breton avait été perturbé par des bruits incessants provenant d’une chambre voisine à leur hôtel, la nuit précédant le drame.
Des nuisances perturbantes
Des proches ont rapporté que lors de leur première nuit sur place, le couple a été confronté à une agitation nocturne : « C’était infernal, mon mari s’est levé et leur a dit de se taire. Il y avait des cris, des rires, des claquements de porte, c’était la fête », a-t-elle témoigné. Le lendemain, Charles Guinel a été aperçu pour la dernière fois en attendant sa femme dans le hall de l’hôtel. Après plusieurs heures d’inquiétude, elle a alerté les forces de l’ordre. Le corps de Charles a été trouvé le 29 mai par un pêcheur, à environ dix minutes de l’hôtel, sur des rochers au bas d’une falaise.
Silence des autorités
La famille de Charles Guinel se heurte à un silence déroutant de la part des autorités monténégrines. Dans une lettre envoyée à Emmanuel Macron, sa fille a exprimé son désespoir face à cette situation : « Nous avons le sentiment d’être totalement abandonnés face à cette tragédie », a-t-elle écrit. Elle a souligné que des témoins potentiels n’ont pas été entendus et qu’ils ont quitté le Monténégro.
Son épouse a décidé de déposer plainte en Bretagne, sa ville d’origine, ce qui a conduit à l’ouverture d’une enquête par le parquet de Rennes le 3 juin. Le procureur de la République de Rennes, Frédéric Teillet, a révélé à l’AFP que l’enquête vise à déterminer les causes de la mort, avec une coopération internationale dans le cadre de l’investigation.
Les proches de la victime, qui n’envisagent pas un suicide, reçoivent des éclaircissements vagues. L’avocat de la famille, Maître Thierry Fillion, a déclaré : « À ce stade, rien ne permet de conclure sur ce qui s’est vraiment passé. Les possibilités d’accident, de suicide, d’intervention d’un tiers ou de meurtre restent toutes ouvertes. »