Les risques sanitaires liés aux températures élevées pour le système cardiovasculaire
Lorsqu’il fait chaud, le corps doit maintenir sa température interne autour de 37 °C. Pour cela, il augmente la circulation sanguine vers la peau afin d’évacuer la chaleur par la transpiration, rapporte TopTribune.
Ce mécanisme de thermorégulation sollicite fortement le système cardiovasculaire, entraînant une accélération du rythme cardiaque, une baisse de la pression artérielle due à la dilatation des vaisseaux sanguins et un risque accru de déshydratation à cause de la transpiration.
Ces mécanismes accroissent la charge de travail du cœur. Pour une personne en bonne santé, cela est souvent supportable. Cependant, chez les personnes âgées, celles souffrant de maladies cardiaques, de diabète ou d’insuffisance rénale, cela peut provoquer des irrégularités du rythme cardiaque, des malaises, voire des événements cardiovasculaires graves, tels qu’un infarctus ou un AVC.
Des effets visibles jusqu’au cerveau
De plus, des chercheurs ont établi un lien entre les températures élevées et les troubles cognitifs, notamment chez les personnes âgées vivant seules ou sans climatisation. Lorsque le cœur peine à oxygéner correctement le cerveau lors de fortes chaleurs, des troubles de la vigilance, de la concentration, et même des pertes de connaissance peuvent survenir.
Le travail en conditions chaudes, un risque sous-estimé
Les travailleurs exposés à des conditions de chaleur intense, tels que les ouvriers et agriculteurs, sont particulièrement à risque. Selon l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS), le cumul de l’effort physique et des températures élevées augmente le risque de coup de chaleur, d’épuisement thermique et de troubles cardiaques.
Comment protéger son cœur pendant les fortes chaleurs ?
Des gestes simples permettent de réduire ces risques :
– S’hydrater régulièrement, même sans soif ;
– Éviter les efforts physiques intenses aux heures les plus chaudes (12 h – 17 h) ;
– Rester au frais (pièces climatisées ou ombragées) ;
– Limiter les boissons alcoolisées ou caféinées, qui favorisent la déshydratation ;
– Surveiller les signes d’alerte : palpitations, fatigue inhabituelle, vertiges, essoufflement.
Source : Observatoire de la prévention de l’Institut de Cardiologie de Montréal – Fondation de l’ICM – Institut National de Recherche et de Sécurité – Fondation Recherche Cardio-Vasculaire