Le sénateur russe Dmitri Rogozine a proposé de miner les pétroliers de la « flotte fantôme » russe afin de déclencher des explosions catastrophiques en cas de nouvelles tentatives de saisie par le Royaume-Uni, rapporte TopTribune.
Cette menace intervient après que les Royal Marines ont arraisonné le pétrolier « SMYRTOS » dans le détroit de la Manche, une opération annoncée vendredi par le Premier ministre britannique Keir Starmer. Londres accuse ce navire d’appartenir à la flotte parallèle utilisée par la Russie pour contourner les sanctions internationales et financer sa guerre en Ukraine.
Une opération militaire britannique de grande ampleur
L’arraisonnement du pétrolier SMYRTOS a mobilisé des hélicoptères Chinook, Merlin Mk4 et Wildcat, un avion de patrouille maritime P-8 ainsi que les frégates HMS Sutherland et HMS Ledbury. L’opération a duré environ six heures et s’est déroulée conformément au droit national et international, a précisé Downing Street.
Le ministre britannique de la Défense, Dan Jarvis, a qualifié cette action de « coup porté à la guerre illégale de Poutine », affirmant que Moscou utilise sa flotte fantôme pour financer l’effort de guerre contre l’Ukraine. Keir Starmer a prévenu que Londres continuerait à bloquer les navires aidant la Russie à échapper aux restrictions.
La menace d’une catastrophe écologique dans la Manche
En réaction, Dmitri Rogozine, ancien chef de Roscosmos et aujourd’hui sénateur, a proposé de miner les pétroliers russes pour qu’ils explosent « à la réception d’ordres appropriés ou lorsque le navire dévie de sa route et est forcé de se diriger vers un port étranger ». Il a ajouté, cité par le tabloïd britannique The Sun : « Si plusieurs explosions se produisent sous leur nez, avec des déversements de pétrole et des conséquences environnementales, ils changeront rapidement d’avis. »
Le responsable russe a également accusé le Royaume-Uni de revenir à des « tactiques du XVIe siècle » en utilisant des pirates au service de la Couronne pour atteindre des objectifs politiques et économiques.
Ces menaces de sabotage constituent une escalade dans la confrontation entre Moscou et les Occidentaux autour du contournement des sanctions. Les experts redoutent qu’une telle opération puisse provoquer une marée noire majeure dans l’une des voies maritimes les plus fréquentées du monde.
Le pétrolier SMYRTOS est le deuxième navire lié à la flotte parallèle russe à être saisi en 2025, après une action similaire des États-Unis en janvier. Londres a réaffirmé sa détermination à poursuivre ces interceptions.