Renaud Muselier a annoncé mercredi sa candidature aux élections sénatoriales des Bouches-du-Rhône, prévues en septembre, afin de se concentrer sur la politique nationale à un an de la présidentielle. S’il est élu, il quittera la présidence de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. « J’ai servi notre pays en servant notre région. Désormais, je souhaite servir notre région en servant notre pays », a écrit Muselier, ancien Républicain devenu macroniste en 2022, dans une lettre à ses soutiens, rapporte TopTribune.
Muselier, qui dirige la région Paca depuis mai 2017, exprime son sentiment de devoir accompli et sa conviction d’avoir été un laboratoire de l’innovation politique. À un an de l’élection présidentielle, il est déterminé à porter à Paris le « combat » en faveur d’une candidature unique de la droite et du centre. Il met en garde contre la multiplication des candidatures qui pourrait favoriser les extrémistes, affirmant que « cela risque d’offrir un laissez-passer funeste à la victoire des extrémistes ».
Les élections régionales en 2028
Concernant son éventuel groupe au Sénat, il indique : « ce sera pour plus tard. Je vais d’abord porter ma bannière, qui est la bannière du rassemblement et des territoires ». Muselier souligne que ce n’est pas la perspective des élections régionales difficiles de 2028 qui le pousse à quitter son poste, précisant : « On m’a toujours prédit les défaites. J’ai toujours ramené les victoires ».
Il considère néanmoins l’issue des dernières municipales en Paca comme « plutôt positive », ajoutant que 69 % des 93 communes de la région de plus de 10.000 habitants sont contrôlées par le bloc central ou des élus de droite divers. Cependant, il admet une « contre-performance » à Marseille, où la droite a perdu face au Rassemblement National (RN).
François de Canson pressenti pour la région
Au Sénat, l’ancien député des Bouches-du-Rhône se positionne pour le siège de la centriste Brigitte Devésa, élue après le décès de Patrick Boré, un proche de Muselier. Pour lui succéder à la présidence de la Région, François de Canson, maire de La Londe-les-Maures, est envisagé. Déjà vice-président de la région chargé de l’Économie, de Canson pourrait représenter une continuité dans la ligne politique.
En cas de succès aux sénatoriales, Muselier a l’intention de rester conseiller régional, demeurant « attentif au dossier fondamental » des Jeux olympiques d’hiver de 2030. Après un échange houleux avec le nouveau maire de Nice, Éric Ciotti, qui s’oppose à certains projets du comité d’organisation, Muselier réaffirme son souhait de maintenir le “plan A”. Ce dernier préconise une répartition des épreuves entre les Alpes du Nord et du Sud, tout en prévoyant la cérémonie de clôture à Nice. « Éric Ciotti veut garder les Jeux. Je pense qu’on va aboutir, gagnant-gagnant pour la région Sud, Nice compris, et le CIO », a-t-il déclaré.