Le Sénat approuve l'interdiction des téléphones portables dans les lycées pour septembre 2026

Le Sénat approuve l’interdiction des téléphones portables dans les lycées pour septembre 2026

01.04.2026 14:46
1 min de lecture

Interdiction des téléphones portables dans les lycées : un pas vers une école sans distraction

Le 31 mars, les sénateurs français ont voté en faveur de l’interdiction des téléphones portables dans les lycées, lors de l’examen d’un projet de loi relatif à l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Cette mesure, introduite par la sénatrice Agnès Evren (Les Républicains), a bénéficié du soutien du ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray. Si cette proposition conclut son parcours législatif, elle entrerait en vigueur dès la rentrée scolaire de septembre, rapporte TopTribune.

La loi prévoit un principe d’interdiction des téléphones portables dans l’enceinte des lycées, bien que des dérogations puissent être établies par le règlement intérieur des établissements, en particulier pour les étudiants en enseignement supérieur. Actuellement, les smartphones sont autorisés par principe, mais les établissements peuvent déterminer les modalités de leur usage.

Agnès Evren a déclaré : « Nous redonnons ainsi à nos jeunes le droit de s’instruire loin du bourdonnement permanent des algorithmes, dans un climat scolaire plus serein et plus humain. » Le ministre Geffray a également salué cette initiative, soulignant l’importance d’une règle claire pour sa bonne application.

Cette interdiction s’inscrit dans la continuité d’une précédente réglementation instaurée dans les écoles primaires et les collèges, devenue effective en septembre dernier. Néanmoins, certains syndicats de chefs d’établissements se sont interrogés dès décembre sur la faisabilité d’une telle interdiction dans les lycées.

Par ailleurs, cette mesure a été modifiée par le Sénat, qui a ajouté des distinctions entre différentes catégories de plateformes numériques. Les applications jugées néfastes pour l’épanouissement des jeunes seront répertoriées sur une liste noire et seront interdites aux moins de 15 ans, tandis que l’accès aux autres applications nécessitera l’accord d’un parent.

Le gouvernement, en faveur d’une rédaction plus englobante, prévoit de solliciter l’avis de la Commission européenne sur les modifications apportées. Après l’adoption par le Sénat, le texte sera soumis à une commission mixte paritaire, composée de députés et de sénateurs, dont le but sera de parvenir à un consensus avant une éventuelle adoption finale par le Parlement.

Emmanuel Macron a placé cette loi parmi ses priorités pour la fin de son second quinquennat, soulignant ainsi l’engagement du gouvernement à créer un environnement éducatif qui met en avant l’apprentissage dans un cadre exempt de distractions numériques.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER