Christophe Barthès, maire RN de Carcassonne, retire le drapeau européen de l'hôtel de ville

Christophe Barthès, maire RN de Carcassonne, retire le drapeau européen de l’hôtel de ville

01.04.2026 13:27
2 min de lecture

Christophe Barthès retire le drapeau européen de la mairie de Carcassonne

Le maire du Rassemblement national, Christophe Barthès, a décidé de retirer le drapeau européen de l’hôtel de ville de Carcassonne, une action qui a également été entreprise par d’autres maires du RN dans les villes de Cagnes-sur-Mer et Harnes. Bien que cette décision ne soit pas illégale, elle a suscité des critiques venant du gouvernement, qui accuse Barthès de populisme, d’autant plus qu’il bénéficie personnellement de fonds européens en tant que viticulteur, rapporte TopTribune.

Sur le fronton de l’hôtel de ville, trois drapeaux français remplacent désormais le symbole européen, un geste qui plaît à certains de ses administrés, comme Michel, un habitant de Carcassonne. Ce dernier déclare : « J’ai vu que notre nouveau maire avait retiré le drapeau de l’Europe. Sans regrets. L’Europe n’a rien fait pour nous« . Cette décision a été filmée par l’équipe de Barthès, montrant le maire au balcon en train de retirer le drapeau aux douze étoiles.

Christophe Barthès, qui a pris ses fonctions le 29 mars 2026, se défend en arguant qu’il défend les agriculteurs, faisant référence à un nouvel accord commercial entre l’UE et l’Australie qui pourrait affecter les producteurs locaux. Sa décision s’inscrit dans un contexte de frustration croissante vis-à-vis de l’Union européenne, perçue comme peu favorable aux intérêts français.

Dans son bureau, encore vide, Barthès garde le drapeau européen replié, déclarant qu’il le conservera pour le 9 mai, Journée de l’Europe. Selon lui, le seul drapeau qui mérite d’être affiché sur la mairie est le drapeau français. Face à des critiques sur les subventions européennes qu’il reçoit, il rétorque : « On n’aura pas besoin d’avoir des aides de la PAC« . Cette position reflète une défiance vis-à-vis de l’UE, qu’il considère comme responsable d’une contribution financière désavantageuse pour la France.

Son propos soulève des questions quant à sa compréhension des évidences économiques, d’autant plus que contrairement à ses affirmations, la France bénéficie également de retours fiscaux et de financements à travers ses contributions à l’UE, ce qui nuance son discours. Barthès, ancien membre de Coordination rurale, un syndicat agricole critique envers l’Europe, entretient une image de populiste, suscitant des comparaisons avec des figures politiques à tendance populiste comme Donald Trump, selon ses opposants.

Répondant aux critiques, il déclare avec un sourire : « En bien ou en mal, l’essentiel, c’est qu’on parle de vous« . Le maire assure qu’il continuera à demander des subventions européennes, affirmant : « On ne va pas se gêner. Ils nous paieront comme tout le monde« . Cette controverse ne semble être pour lui qu’une manœuvre médiatique similaire à l’arrêté anti-mendicité qu’il a promulgué peu après son élection.

« Ne vous tracassez pas, ce n’est pas un drapeau qui va changer quoi que ce soit. »

Christophe Barthès, maire RN de Carcassonne

à franceinfo

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