Le régime iranien célèbre le retour de ses footballeuses qui ont "déçu les ennemis" de la nation, provoquant colère au Sénégal et joie au Maroc.

Le régime iranien célèbre le retour de ses footballeuses qui ont « déçu les ennemis » de la nation, provoquant colère au Sénégal et joie au Maroc.

18.03.2026 13:46
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Retour des footballeuses iraniennes après leur élimination en Coupe d’Asie

Dix jours après leur élimination en Coupe d’Asie, les footballeuses iraniennes sont rentrées dans leur pays. L’équipe féminine de football d’Iran a traversé, mercredi 18 mars, le poste-frontière turco-iranien de Gürbulak, dans l’est de la Turquie, situé à près de 900 km de route de la capitale iranienne Téhéran, rapporte TopTribune.

Les joueuses ont été accueillies par des officiels à la frontière, selon l’agence de presse semi-officielle Fars.

Parmi ce groupe figurent quatre joueuses – dont la capitaine de l’équipe Zahra Ghanbari – et un membre de l’encadrement ayant retiré leur demande d’asile déposée en Australie pour rentrer en Iran.

Arrivées mercredi dernier à Kuala Lumpur, en Malaisie, après avoir participé à la Coupe d’Asie, les footballeuses avaient ensuite pris un vol vers Oman, avant de se rendre à Istanbul.

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a salué mercredi sur X « les joueuses de football et les équipes techniques » qui « sont des enfants de la patrie » que « le peuple d’Iran embrasse ». Elles ont « déçu les ennemis » de la République islamique en résistant « à la tromperie et aux intimidations des éléments anti-Iran », a-t-il ajouté.

Sept membres de la délégation féminine iranienne – six joueuses et un membre de l’encadrement – avaient initialement demandé l’asile en Australie, après avoir été qualifiées de « traîtresses » dans leur pays pour avoir refusé de chanter l’hymne national avant un match, en plein conflit opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël.

Deux joueuses restées en Australie

Seules deux joueuses sont finalement restées sur le sol australien. Elles se sont entraînées cette semaine avec le club Brisbane Roar, situé dans l’État du Queensland. « Bienvenue à Fatemeh Pasandideh et Atefeh Ramezanisadeh », a déclaré lundi Kaz Patafta, directeur général de ce club de première division, partageant des photos des deux joueuses souriantes lors de l’entraînement.

« Aujourd’hui, le Brisbane Roar a officiellement accueilli les deux joueuses dans les installations d’entraînement du club pour qu’elles participent à l’entraînement avec notre équipe féminine de l’A-League », a-t-il poursuivi. « Nous restons déterminés à leur offrir un environnement favorable pendant qu’elles franchissent les prochaines étapes. »

Fatemeh Pasandideh a publié une photo d’elle-même sur Instagram aux côtés de Jill Ellis – ancienne sélectionneuse de l’équipe féminine des États-Unis – accompagnée de la légende « Tout ira bien. »

Les groupes de défense des droits humains ont accusé à de nombreuses reprises les autorités iraniennes de faire pression sur les sportifs iraniens à l’étranger en menaçant leurs proches s’ils tentaient de faire défection ou s’ils émettaient des critiques à l’égard de la République islamique. En retour, les autorités iraniennes ont accusé l’Australie d’avoir exercé des pressions sur les joueuses pour qu’elles restent.

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