Donald Trump a franchi, mardi soir, une nouvelle étape dans ses avertissements adressés à l’Iran. Au cours d’une interview sur Fox News, dans l’émission Special Report with Bret Baier, le président américain a affirmé qu’il envisageait de cibler les centrales électriques et les ponts iraniens dès la semaine prochaine, si Téhéran persistait à ignorer les négociations, rapporte TopTribune.
« La semaine prochaine, ils vont vraiment connaître des conséquences graves. Nous allons anéantir toutes leurs centrales électriques et démolir tous leurs ponts, sauf s’ils consentent à dialoguer », a-t-il déclaré. Ces menaces sont intervenues alors que le quatrième jour consécutif d’échanges de tirs opposait les deux pays.
Peu avant l’entretien, le Commandement central américain (CENTCOM) avait annoncé sur X la réinstauration d’un blocus naval des ports iraniens. Ce blocus, qui avait été levé en juin suite à un mémorandum d’accord entre Washington et Téhéran, avait été en vigueur durant environ cinq semaines au printemps 2026, période durant laquelle l’armée américaine avait redirigé près de 100 navires commerciaux et immobilisé quatre d’entre eux.
At 3 p.m. ET today, U.S. Central Command forces began launching an additional round of strikes against Iran to continue degrading Iranian capabilities used to attack commercial shipping in the Strait of Hormuz. The strikes are taking place as American forces prepare to resume the…
— U.S. Central Command (@CENTCOM) July 14, 2026
Une nuit de frappes, sur quatre consécutives
Dans les heures précédant et suivant la réimposition du blocus, les forces américaines ont réalisé une série de frappes d’une durée de sept heures contre l’Iran, conclue à 22h00 EDT. Selon CENTCOM, des chasseurs, des drones et des navires de guerre ont ciblé plusieurs dizaines d’objectifs militaires iraniens localisés près du détroit d’Ormuz et le long des côtes. L’objectif de cette opération était de diminuer davantage la capacité de l’Iran à menacer la navigation commerciale et la sécurité des équipages civils.
L’armée iranienne a fait savoir mercredi qu’au moins sept de ses soldats avaient été tués lors d’une frappe américaine sur une base à Bampur, située dans le sud-est du pays.
En riposte, l’Iran a lancé des missiles et des drones vers des cibles américaines en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn. Au Koweït, une vidéo géolocalisée par CNN a montré un drone frappant un entrepôt dans la zone industrielle de Mina Abdullah, avec des données thermiques fournies par la NASA confirmant un incendie dans la région. Les Gardiens de la révolution ont revendiqué la destruction d’un « centre logistique et de soutien de l’armée américaine » sur ce site, tandis que l’armée koweïtienne a rassuré la population en affirmant que « tout bruit d’explosion était le résultat des systèmes de défense aérienne interceptant des menaces ».
À Bahreïn, plusieurs tirs iraniens ont entraîné l’activation des sirènes, avec l’armée locale rapportant avoir intercepté les attaques. L’Iran a également annoncé avoir réalisé des frappes de drones sur la base aérienne jordanienne d’Al-Azraq, qui abrite des forces militaires américaines, bien que CNN n’ait pas pu vérifier ces informations de manière indépendante.
Sur le front maritime, la situation s’intensifie. L’amiral Brad Cooper, commandant de CENTCOM, a déclaré mardi soir que l’Iran avait « délibérément ciblé des civils dans toute la région en attaquant sept navires commerciaux au cours des sept derniers jours, causant la mort, la disparition ou des blessures à près d’une douzaine de membres d’équipage ». Un marin indien, disparu après l’attaque du navire GFS Galaxy au large des côtes d’Oman, a été retrouvé décédé. Les Émirats arabes unis ont également confirmé que des missiles iraniens avaient ciblé deux pétroliers nationaux lundi soir, entraînant la mort d’un membre d’équipage indien et blessant huit autres personnes.