Nouvelles frappes américaines dans le cadre des tensions croissantes avec l’Iran
Dans un contexte de tensions exacerbées entre l’Iran et les États-Unis, Téhéran accuse Washington d’avoir intentionnellement attaqué ses centrales nucléaires, ce qui pourrait constituer une stratégie visant à accroître la pression sur le pays, rapporte TopTribune.
Les villes iraniennes de Darkhovin et Bouchehr, qui abritent ou sont destinées à abriter des centrales nucléaires, ont été ciblées par des frappes orchestrées par les États-Unis. Depuis le 19 juillet, Washington intensifie ses actions militaires sur l’ensemble du territoire iranien, ce qui a conduit l’Iran à riposter en visant les alliés américains.
Tandis que les États-Unis soutiennent que leurs attaques ciblent des installations militaires, Téhéran affirme que Bouchehr, où se situe la seule centrale opérationnelle du pays, a également été touché. Les frappes ont également visé le site en construction de Darkhovin, situé dans le sud-ouest, qui, selon les informations de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ne contenait aucun matériel radioactif lors de sa dernière inspection.
The IAEA is looking into reports of an overnight attack on the construction site of a planned nuclear power plant in Darkhovin, Iran. The facility is in the very early stages of construction and contained no nuclear material when last visited by the IAEA.
— IAEA – International Atomic Energy Agency ⚛️ (@iaeaorg) July 19, 2026
L’AIEA appelle à la retenue
L’Iran a exhorté l’AIEA à condamner ces frappes. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a déclaré lors d’une conférence de presse que « l’Iran attend du Conseil des gouverneurs de l’AIEA et de son Directeur général, Rafael Grossi, qu’ils expriment clairement leur position à ce sujet et condamnent le crime perpétré par les États-Unis. »
Dans un message publié sur X, l’AIEA a appelé à « la retenue militaire à proximité de tous les sites liés au nucléaire, » tout en assurant que l’attaque « n’est pas considérée comme présentant un risque radiologique. » Cette situation semble conduire à une escalade du conflit, le président iranien, Massoud Pezeshkian, désignant cette dynamique comme celle d’une « guerre totale. » Les centrales nucléaires pourraient-elles devenir des cibles stratégiques dans ce nouvel affrontement ? Ces interrogations se posent alors que Washington réagit à la mort de soldats américains. Les jours à venir s’annoncent cruciaux pour clarifier cette situation complexe.