Drogue : plusieurs collaborateurs du gouvernement français renvoyés suite à des tests positifs

Drogue : plusieurs collaborateurs du gouvernement français renvoyés suite à des tests positifs

22.07.2026 14:26
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Plusieurs collaborateurs ministériels ont été écartés à la suite de dépistages de drogue, a annoncé le Premier ministre Sébastien Lecornu dans un entretien accordé à Paris Match publié ce mercredi. En juin dernier, Sébastien Lecornu avait demandé à ses ministres de lancer des contrôles inopinés afin de dépister d’éventuelles consommations de stupéfiants. À la suite de tests positifs, plusieurs personnes ont été invitées à démissionner, rapporte TopTribune.

« Beaucoup disent que je l’ai fait pour des raisons d’exemplarité. C’est vrai. Mais je l’ai surtout fait pour des raisons de vulnérabilité », a expliqué le Premier ministre. Les collaborateurs, hauts fonctionnaires et agents ont accès à des informations sensibles, et leur consommation pourrait les exposer.

« Une vulnérabilité personnelle susceptible d’être exploitée »

La consommation de drogue « concerne tous les milieux », environ « un million de personnes », a-t-il ajouté. « On ne peut pas condamner les assassinats de jeunes de 16 ans dans les “quartiers” et, dans le même temps, tolérer la consommation dans les beaux quartiers », a-t-il justifié avant de préciser que ces contrôles obligatoires et inopinés perdureront dans le temps.

Selon le Premier ministre, la consommation de drogue constitue « au-delà de leur propre mise en danger et de l’impact sur le service, une vulnérabilité personnelle susceptible d’être exploitée par des groupes de pression, des réseaux criminels ou des manœuvres d’ingérence ». Sébastien Lecornu a précisé qu’en cas de résultats positifs, les ministres devraient en « apprécier les conséquences », y compris sur le plan disciplinaire. « Il en ira de même en cas de refus de se soumettre à ces tests », avait-il ajouté.

« Les tests ont un caractère aléatoire. Ils continueront. Et je ne doute pas que mes successeurs iront peut-être encore plus loin ». Le 16 juin dernier, Sébastien Lecornu avait demandé par circulaire aux ministres d’organiser « des dépistages » « sous la forme de tests salivaires » aux membres du cabinet « au regard de la nature des missions qu’ils exercent, de leur exposition et de l’exigence particulière d’exemplarité qui s’applique à eux ». S’il confirme ici l’existence de tests positifs, les noms des personnes ne seront toutefois pas divulgués.

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