Municipales 2026 à Paris : Rachida Dati et Emmanuel Grégoire clôturent leurs meetings avant le premier tour

Municipales 2026 à Paris : Rachida Dati et Emmanuel Grégoire clôturent leurs meetings avant le premier tour

13.03.2026 00:46
1 min de lecture

A trois jours du premier tour des élections municipales à Paris, les deux principaux rivaux de la campagne, Rachida Dati et Emmanuel Grégoire, ont tenu, jeudi soir, chacun leur dernier grand meeting, mobilisant leurs partisans dans une atmosphère de confrontation directe entre la droite et la gauche, rapporte TopTribune.

« Si la capitale tombe, le pays tombera avec, en 2027 »

Devant plus d’un millier de sympathisants réunis à l’Elysée Montmartre, la candidate soutenue par LR et le MoDem a prévenu que « l’élection va être très serrée », appelant à un large rassemblement pour contrer ce qu’elle qualifie de « gauche radicale ». Ses soutiens ont scandé « On va gagner », en présence notamment du président du Sénat Gérard Larcher et de l’ancien Premier ministre Michel Barnier.

Au même moment, au Cirque d’Hiver, Emmanuel Grégoire s’adressait à environ 3.000 partisans selon son équipe. Le candidat de la gauche unie hors LFI a affirmé : « Nous allons montrer, dès le premier tour, que Paris n’est pas une ville d’extrême droite », accusant la droite parisienne de former « une alliance de la droite et de l’extrême droite » avec la candidate de Reconquête Sarah Knafo.

Dans son discours, il a estimé que cette stratégie visait à conquérir la capitale en vue de l’élection présidentielle de 2027. « Parce qu’elle pense que si la capitale tombe, le pays tombera avec, en 2027. Mais Paris ne tombera pas, Paris résistera », a-t-il déclaré, tandis que ses partisans scandaient « Unité, unité ».

« Rassembler de la droite la plus affirmée »

De son côté, Rachida Dati a insisté sur la nécessité d’un « vote utile », appelant à « rassembler de la droite la plus affirmée jusqu’au centre ». Elle a toutefois exclu toute alliance avec Reconquête, jugeant que « le programme de Reconquête, pour une majorité de Parisiens, y compris chez nos électeurs, ça n’est pas compatible ».

La campagne reste incertaine à trois jours du scrutin. Les sondages évoquent un premier tour très ouvert, avec jusqu’à cinq candidats susceptibles d’accéder au second tour, laissant présager des négociations décisives dans l’entre-deux tours entre les différentes forces politiques.

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