Municipales 2026 à Marseille : Amine Kessaci en troisième position sur la liste de Benoît Payan

Municipales 2026 à Marseille : Amine Kessaci en troisième position sur la liste de Benoît Payan

25.02.2026 18:57
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À Marseille, le maire sortant Benoît Payan a officiellement soumis, mercredi, sa liste pour les élections municipales, confirmant la présence de plusieurs personnalités notables, dont son ancienne prédécesseure Michèle Rubirola et le militant anti-narcotrafic Amine Kessaci. Cette annonce survient alors que sa coalition du Printemps Marseillais est confrontée à des tensions internes et à une concurrence électorale intense, rapporte TopTribune.

Amine Kessaci, positionné en troisième place, incarne le « renouvellement » prôné par l’équipe de Benoît Payan. Membre des Écologistes et proche collaborateur du maire, Kessaci lutte contre les trafics de drogue, une bataille marquée par un drame personnel : en novembre 2025, son frère Mehdi a été victime d’un probable assassinat « d’intimidation » lié à son engagement. La famille avait déjà perdu un autre frère, Brahim, en 2020, dont le corps avait été retrouvé carbonisé et qui était également impliqué dans le trafic.

Un « renouvellement » pour la majorité sortante

La liste du Printemps Marseillais regroupe 14 formations politiques ainsi que des représentants de la société civile. Selon un communiqué, 35 des 64 premiers candidats « ne siégeaient pas au Conseil municipal lors du mandat précédent », une proportion mise en avant pour illustrer le « renouvellement » envisagé par la majorité municipale. Parmi les nouvelles figures figurent Katia Yakoubi et la militante antiraciste Hanifa Taguelmint, toutes deux issues de La France Insoumise.

Michèle Rubirola, élue maire en 2020 avant de démissionner pour des raisons de santé après six mois, se classe en deuxième position sur la liste. Médecin de formation, elle a occupé le poste de première adjointe pendant le mandat, notamment responsable de la santé. Sa présence aux côtés de Benoît Payan souligne la continuité au sein du Printemps Marseillais, une coalition rassemblant socialistes, communistes, écologistes et personnalités indépendantes.

De nombreux désaccords en interne

Cet acte de candidature intervient alors que la majorité municipale est affaiblie par des divergences internes. L’adjointe écologiste Christine Juste a dénoncé son exclusion, critiquant des « méthodes de voyou ». Par ailleurs, le Parti radical de gauche a quitté la coalition, alarmé par un éventuel rapprochement avec la liste menée par Sébastien Delogu de La France Insoumise, bien que des responsables aient insisté sur le fait qu’« il ne se trame rien avec LFI ».

Sur le plan électoral, Benoît Payan se retrouve dans une position délicate. Un sondage publié mardi le montre au coude-à-coude avec Franck Allisio, député et candidat du Rassemblement national. Dans ce contexte, la composition de sa liste, qui allie élus chevronnés et nouveaux profils, représente un enjeu crucial à l’approche du scrutin municipal dans la deuxième ville de France.

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