Pas de retour du 49.3
Le Premier ministre a déclaré ce lundi qu’il n’envisageait pas d’utiliser l’article 49.3 de la Constitution, appelant chaque parlementaire à prendre ses responsabilités. Il a indiqué que sa majorité n’avait pas besoin d’une « discipline » imposée par cet outil constitutionnel, alors que ses alliés de droite et du centre sont divisés et que la question d’un retour à ce mécanisme est de plus en plus discutée au sein du PS et des Républicains, rapporte TopTribune.
Lecornu consulte à tout-va les partis
Après avoir rencontré des représentants socialistes, le Premier ministre s’est entretenu lundi avec les leaders du Parti communiste, qui ont choisi de ne pas faire de commentaires. Il rencontrera les écologistes ce mardi à 16h30, en plus des réunions prévues avec le Rassemblement National mercredi à 17 heures, après avoir échangé avec les groupes indépendants Liot et les Républicains la semaine dernière.
Au cours de cette semaine, le locataire de Matignon prévoit également de consulter plusieurs organisations patronales et syndicales (Medef, CFDT, FO), ainsi que des parlementaires spécialisés dans les domaines de la défense et de l’énergie, thématiques qu’il souhaite soumettre au débat parlementaire pour faciliter l’approbation du budget de l’État.
Le PS a bon espoir d’un compromis avec Lecornu sur le budget de la Sécu
Lors d’une réunion lundi à Matignon, Sébastien Lecornu a perçu des possibilités de compromis avec les socialistes, notamment concernant le budget de la Sécurité sociale, même si rien n’est encore décidé. Olivier Faure, premier secrétaire du PS, accompagné des chefs de file des députés Boris Vallaud et des sénateurs Patrick Kanner, a exprimé un optimisme mesuré après une réunion de 1h30 avec le Premier ministre et plusieurs ministres.
« Nous pouvons dire que nous progressons, que nous sommes dans une approche qui peut permettre d’aboutir à un compromis », a déclaré Olivier Faure, tout en précisant que « nous n’en sommes pas encore là ». « Nous jugerons en fonction de ce qui nous est présenté in fine », a-t-il ajouté.
Une semaine cruciale attend les députés
Les débats concernant les près de 980 amendements au projet de budget de la Sécurité sociale pourraient s’étendre jusqu’à dimanche. À mi-parcours, les députés voteront d’abord sur la partie « recettes ». Si elle est rejetée, cela entraînerait l’abandon de l’ensemble du texte.
Son adoption, obtenue de justesse lors de la première lecture, avait permis d’aborder la question de la suspension de la réforme des retraites, accordée par le gouvernement en échange de l’absence de censure de la part du PS. Les députés n’avaient pas terminé l’examen dans le temps imparti, et le Sénat a profondément modifié le texte, annulant la suspension de la réforme. Les députés travailleront donc à partir de cette nouvelle version.
Une motion de rejet pour se mettre en jambes à l’Assemblée
L’examen du projet de budget de la Sécurité sociale débutera en fin d’après-midi, en présence du Premier ministre, par une motion de rejet préalable présentée par les Insoumis, prévue pour échouer.
Le budget de la Sécu de retour dans l’hémicycle de l’Assemblée
Les députés examinent de nouveau le budget de la Sécurité sociale ce mardi, son avenir demeurant incertain, avec de nombreux compromis à négocier pour le gouvernement face à une opposition à gauche, sans s’aliéner la droite. Les sujets sensibles comme les retraites, les franchises et le déficit à contenir posent des défis majeurs pour rassembler des voix de groupes aux positions souvent divergentes.
Une adoption du texte mardi prochain constituerait une victoire significative pour le gouvernement de Sébastien Lecornu, qui, en raison de l’absence de majorité, place le Parlement au cœur de la stratégie budgétaire. Certains représentants du gouvernement espèrent que cela enclenchera une dynamique positive pour le budget de l’État, qui s’annonce encore plus clivant. En revanche, un rejet constituerait un revers majeur pour la méthode gouvernementale.
Le départ de la manifestation parisienne prévu à 14 heures
À Paris, les autorités prévoient la participation de 5 000 à 10 000 manifestants. Des rassemblements plus petits de fonctionnaires sont attendus devant leurs lieux de travail ou les ministères, convergeant ensuite vers la place de la Bourse, où la manifestation doit commencer à 14 heures.
Un mouvement social qui s’annonce modeste
La CGT, la FSU et Solidaires organisent des manifestations et appellent à la grève ce mardi contre le projet de budget du gouvernement. L’impact de ce mouvement devrait rester limité, notamment dans les secteurs des transports et de l’éducation. Près de 150 rassemblements sont prévus à travers la France, selon les organisateurs.
A priori, seuls les adhérents et sympathisants des organisations syndicales mobilisées participeront, ni la CFDT ni FO n’étant membres de ces mouvements.