Le RN ne censurera pas s’il y a des baisses d’impôts et des baisses de dépenses
Le Rassemblement national ne censurera pas le gouvernement Lecornu sur le budget si celui-ci comprend des baisses d’impôts et des baisses de dépenses, a assuré mardi le député Jean-Philippe Tanguy qui cependant n’y croit pas. « Si on fait ce qu’on demande, on ne censure pas pour censurer […] Donc s’il y a des baisses d’impôts sur les classes moyennes et populaires, des baisses d’impôts sur ceux qui travaillent et des baisses de dépenses à côté, ce sera miraculeux », a déclaré le parlementaire sur TF1, rapporte TopTribune.
Lecornu fait un peu mieux que Bayrou
Le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu bénéficie d’une meilleure cote de popularité, à 32 %, 10 points au-dessus d’Emmanuel Macron et de François Bayrou avant l’été, selon un sondage Odoxa publié par Public Sénat et la presse régionale.
Cependant, le nouveau Premier ministre reste l’un des Premiers ministres les plus impopulaires à sa nomination à Matignon depuis le début de la présidence d’Emmanuel Macron. Il est le deuxième le plus impopulaire juste derrière François Bayrou, se situant une dizaine de points en dessous de la plupart de ses prédécesseurs.
Macron s’effondre dans les sondages
La cote de popularité d’Emmanuel Macron a chuté à 22 %, atteignant un record d’impopularité, 78 % des Français estimant qu’il n’est pas « un bon président de la République », selon un baromètre Odoxa publié mardi. Ce « effondrement record » de la cote de popularité du président, avec une chute de 6 points, constitue un « record à la baisse en huit ans », selon l’institut de sondage. Cela équivaut à la cote de popularité la plus basse pour un président de la République française depuis 2017, selon Odoxa.
Des baisses d’impôts « en faveur du travail », suggère désormais le Premier ministre
Sébastien Lecornu a revu lundi les chefs de parti et de groupe parlementaire du socle commun. Le locataire de Matignon a quelque peu précisé sa feuille de route. Son futur gouvernement fera des « propositions » de baisse d’impôts « notamment en faveur du travail », alors que les socialistes réclament entre autres une baisse ciblée de la Contribution sociale généralisée (CSG), ont rapporté des participants à l’AFP.
Pas de nouveau gouvernement avant samedi ?
Plusieurs responsables du bloc central envisageaient lundi une nomination dans les prochains jours. Le Premier ministre avait promis de dévoiler son gouvernement « avant le début des travaux parlementaires », qui démarrent mercredi à l’Assemblée. Depuis, Matignon a calé un nouveau rendez-vous avec les socialistes d’Olivier Faure vendredi. Cet entretien pourrait être l’ultime chance pour résister à la censure.