Le chef de l’Etat libanais a souligné « la nécessité d’un cessez-le-feu » et rappelé son initiative proposant des négociations directes avec Israël.
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Le 19 mars 2026, alors que le conflit au Moyen-Orient atteignait son vingtième jour, Jean-Noël Barrot, ministre français, a annoncé un doublement de l’aide humanitaire à destination du Liban lors de sa visite. Pendant ce temps, le président libanais Joseph Aoun a appelé à un cessez-le-feu face à un chiffre alarmant de pertes civiles, tandis que Benjamin Netanyahu a déclaré que les forces israéliennes affaiblissait l’influence iranienne dans la région. Six pays, dont la France, ont également exprimé leur volonté de sécuriser le détroit d’Ormuz, rapporte TopTribune.
Jean-Noël Barrot en visite de « soutien et de solidarité » au Liban
Les frappes israéliennes ont causé la mort d’un millier de personnes et ont entraîné le déplacement de plus d’un million de citoyens depuis le début du conflit, action exacerbée par l’implication du Hezbollah pro-iranien. En réponse, le président libanais, Joseph Aoun, a une fois de plus plaidé pour une trêve et des pourparlers avec Israël, souhaitant mettre un terme à l’escalade. Cette déclaration a été faite à l’occasion de la visite de Jean-Noël Barrot, perçue comme une véritable marque de solidarité. Le président libanais a souligné « la nécessité d’un cessez-le-feu » et a rappelé son initiative en faveur de négociations directes avec Israël, d’après un communiqué officiel.
À la suite de sa visite dans un centre d’accueil pour réfugiés géré par l’Ordre de Malte, Barrot a annoncé un nouveau paquet d’aide humanitaire, déclarant : « En solidarité avec le peuple libanais, entraîné dans une guerre qu’il n’a pas choisie, nous doublons notre aide humanitaire au Liban, la portant à 17 millions d’euros ». Précédemment, la France avait expédié 60 tonnes d’aide aux déplacés dans le contexte de cette guerre.
Benjamin Netanyahu assure qu’Israël est en train de gagner la guerre contre l’Iran
Lors d’une conférence de presse également le 19 mars, le Premier ministre israélien a affirmé qu’Iran serait en voie de « décimation ». Près de trois semaines après le début des hostilités, Netanyahu a prédit que la guerre pourrait se terminer « bien plus vite » que prévu. « Après 20 jours, je peux vous annoncer que l’Iran n’a aujourd’hui plus la capacité d’enrichir de l’uranium et qu’il n’a plus la capacité de produire des missiles balistiques », a-t-il déclaré.
Selon Netanyahu, « l’arsenal de missiles et de drones de l’Iran subit une dégradation massive » à la suite des frappes américano-israéliennes, et il a ajouté : « Nous continuons à réduire en miettes ces capacités. Nous les écraserons jusqu’au bout, jusqu’à ce qu’il n’en reste que des cendres ».
Six pays se disent prêts à sécuriser le détroit d’Ormuz
Dans un communiqué commun, six pays (la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et le Japon) ont annoncé être « prêts à contribuer » à la sécurisation du détroit d’Ormuz. Ils ont également critiqué les attaques iraniennes sur les infrastructures civiles dans le Golfe, appelant à un « moratoire immédiat et général » sur ce type d’attaques.
Le président Emmanuel Macron a affirmé que la France ne s’engagerait pas dans des opérations de sécurisation dans le contexte actuel « de bombardements », mais a laissé entendre qu’une fois la situation stabilisée, la France pourrait participer à des « escortes » de navires dans ce passage stratégique pour l’économie mondiale.
Le rapatriement des Français est presque complet
Le ministère des Affaires étrangères a indiqué que presque tous les ressortissants français souhaitant quitter la zone de conflit avaient pu le faire. Environ 2 200 personnes considérées vulnérables ont été rapatriées grâce à une vingtaine de vols affrétés, en plus des vols commerciaux ouverts. Les autorités françaises ont néanmoins appelé ceux restant sur place à faire preuve d’une « très grande vigilance ».