L’administration Trump a annoncé l’envoi imminent de dizaines d’avions ravitailleurs supplémentaires en Israël, dans le cadre de préparatifs pour une éventuelle escalade militaire contre l’Iran. Cette décision fait suite à des informations sur l’intensification des bombardements et une discussion sur de nouveaux plans militaires lors d’une réunion à la Situation Room, mardi 14 juillet, selon des responsables américains et israéliens, rapporte TopTribune.
Les récents développements témoignent d’une possible intensification des opérations américaines au Moyen-Orient. Alors que les frappes se concentrent principalement autour du détroit d’Ormuz, le président Trump envisage une offensive d’une ampleur significative contre des infrastructures iraniennes clés, notamment des centrales électriques et des installations nucléaires, rapporte le média Axios.
Bien qu’aucune décision définitive n’ait été prise, Trump semble prêt à intensifier les attaques dans les jours à venir, espérant forcer le régime iranien à rouvrir le détroit d’Ormuz et à répondre aux exigences nucléaires américaines.
Renforcement des capacités aériennes
Pour soutenir cette stratégie, les États-Unis prévoient d’augmenter le nombre d’avions ravitailleurs déployés en Israël, où environ une trentaine de ces appareils sont déjà stationnés à l’aéroport international Ben Gourion, près de Tel-Aviv, ainsi qu’à l’aéroport Ramon dans le sud. Ce renforcement ramènerait le total au même niveau qu’au début du conflit.
Les responsables israéliens indiquent que l’aéroport de Ben Gourion a été choisi en raison de sa protection contre les attaques iraniennes, malgré la menace latente qui pèse sur la zone. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a averti Téhéran : « Ne comptez pas sur le calme si vous nous attaquez », soulignant l’engagement d’Israël à se défendre.
Impacts sur la flotte aérienne israélienne
La présence des avions ravitailleurs américains à Ben Gourion a depuis des mois provoqué des perturbations significatives dans les opérations de l’aéroport. Bien que le problème ait été atténué durant les périodes de conflit intense, l’ouverture actuelle de l’espace aérien israélien pourrait causer des annulations massives de vols, impactant gravement l’activité touristique pendant les vacances d’été et nuisant à la coalition de Netanyahu, à trois mois des élections législatives d’octobre.
La ministre israélienne des Transports, Miri Regev, a exprimé son désir de voir ces avions déplacés ou leur nombre restreint à Ben Gourion, position à laquelle le ministère de la Défense et Tsahal se sont opposés.