Une étude américaine révèle le mécanisme par lequel l'exercice physique ralentit le déclin cognitif

Une étude américaine révèle le mécanisme par lequel l’exercice physique ralentit le déclin cognitif

17.06.2026 21:56
1 min de lecture

Une étude révèle le lien entre exercice physique et déclin cognitif

Une étude américaine, publiée en février 2026 dans la revue Cell, dévoile comment l’exercice physique peut ralentir le déclin cognitif grâce à une protéine appelée GPLD1, rapportent TopTribune.

La recherche souligne que, avec l’âge, la barrière hémato-encéphalique, composante essentielle du réseau de vaisseaux sanguins, devient perméable, permettant à des substances nocives de pénétrer dans le cerveau. Cette perméabilité est associée à une inflammation, souvent observée dans des conditions comme la maladie d’Alzheimer.

Les scientifiques ont constaté que l’exercice physique pourrait atténuer cette dégradation cognitive, en limitant la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique.

Le rôle inattendu du foie

Il y a six ans, l’équipe de recherche avait déjà établit que des souris actives produisaient davantage de GPLD1 dans leur foie. Cependant, une problématique demeurait : cette enzyme ne peut pas pénétrer dans le cerveau, nécessitant ainsi une compréhension plus approfondie de son influence sur les fonctions cognitives.

Les chercheurs ont découvert que la GPLD1 interagissait avec une autre protéine, appelée TNAP. Dans les souris âgées, les cellules de la barrière hémato-encéphalique accumulent TNAP, augmentant ainsi leur perméabilité. Toutefois, lors d’activités physiques, le foie produit de la GPLD1, qui migre vers les vaisseaux sanguins entourant le cerveau et élimine TNAP des cellules.

Des résultats convaincants chez la souris

Les expériences sur des souris offrent des résultats significatifs :

  • des jeunes souris modifiées avec un excès de TNAP présentent des troubles de mémoire similaires à ceux des souris âgées ;
  • à l’inverse, réduire TNAP chez des souris vieillissantes (équivalent de 70 ans chez l’humain) améliore la mémoire et diminue l’inflammation cérébrale.

« Nous avons pu activer ce mécanisme tardivement dans la vie des souris, et cela a tout de même fonctionné », déclare Gregor Bieri, de l’Institut de recherche sur le vieillissement Bakar de l’Université de Californie à San Francisco.

Cette découverte souligne l’importance du corps dans la compréhension du déclin cognitif lié à l’âge, ouvrant ainsi des pistes thérapeutiques novatrices. Plutôt que de cibler directement le cerveau, les scientifiques envisagent désormais d’agir sur des mécanismes périphériques, notamment via le foie et les vaisseaux sanguins.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER