Conflit pour un appartement inadapté : un retraité confronté à l’absence de douche
Gilbert Midun, 74 ans, atteint de la maladie de Parkinson, se retrouve en conflit avec l’Office de l’Habitat de l’Ariège, son bailleur, après avoir découvert une baignoire dans son appartement, alors qu’il avait explicitement demandé une douche lors de son déménagement il y a cinq mois, rapporte TopTribune.
Arrivé dans son nouvel appartement le 4 avril dernier, cet ancien employé de l’Éducation nationale a dû quitter son ancien logement, jugé inadapté à sa perte d’autonomie. « Mon ancien appartement avait des escaliers et était trop grand pour moi », explique-t-il.
Des besoins non pris en compte
Lors de son installation, Gilbert avait clairement exprimé à son bailleur sa préférence pour une douche, considérant la baignoire comme trop dangereuse en raison de ses fréquents malaises et tremblements. « Je suis sujet à des malaises fréquents et, avec les tremblements, je pourrais me blesser », affirme-t-il. Cependant, à l’état des lieux, il découvre avec colère que l’appartement est équipé d’une baignoire et d’un bidet.
Face à cette situation, un agent avait promis de faire avancer son dossier en commission, expliquant qu’une douche remplacerait la baignoire, mais malgré ses attentes, aucune action n’a été entreprise.
Une hygiène difficile à maintenir
La situation quotidienne de Gilbert est compliquée : il compte sur l’aide d’une infirmière qui vient trois fois par semaine pour l’aider à se laver. « Sans elle, impossible de rentrer dans la baignoire pour me laver », déclare-t-il. Selon ses dires, il est contraint de se tenir sur le rebord de la baignoire, une opération risquée et compliquée à cause de ses tremblements. Le reste du temps, il doit se contenter d’un gant de toilette pour maintenir son hygiène.
Gilbert souligne qu’il ne demande pas une douche spécialement adaptée aux personnes handicapées, mais simplement un équipement de base qu’il pourrait adapter avec l’aide de barres de maintien.
Pressions et rétroactions sur le loyer
Face à l’absence de réponses et à l’inertie de son bailleur, il a commencé à restreindre le paiement de son loyer, ne versant plus que la moitié de la somme due. « Je suis prêt à régler la totalité une fois que j’aurai la douche », explique-t-il. Ses nombreuses tentatives de communication, y compris une quarantaine d’emails, n’ont reçu que peu de réponses, ce qui a accentué son frustration et son désespoir.
Contacté à propos de ce cas, l’Office de l’Habitat de l’Ariège n’a pas souhaité s’exprimer sur la situation décrite par Gilbert Midun.